vendredi 31 août 2012

18 C-47 abattus en ravitaillant Bastogne


Il n’y a pas que des bombardiers et des chasseurs qui furent perdus durant la guerre.
Les avions de transport subirent également de lourdes pertes.
Au moins 18 C-47 furent perdus entre le 23 et le 27 décembre 1944
en ravitaillant Bastogne.

Ces C-47 faisaient partie du 439e TCG (Groupe de Transport de Troupes)
basés à Châteaudun (France).

Le site suivant donne des informations très intéressantes sur l’histoire de cette ville et de son aérodrome :  http://memoireethistoire.com/

 Voici l’un d’entre eux :
C-47A  N°:  42-100644 - 439e TCG - 91e TCS   MACR : 10906

vendredi 29 juin 2012

Caractéristiques C 47

Historique du Douglas C-47 Skytrain
Un C-47 portant des charges supplémentaires sous le fuselage (Photo Fold3.com)

Source: avionslegendaires.net
Le bazooka, la jeep, la bombe atomique, et le DC-3 furent les instruments de la victoire alliée dans la seconde guerre mondiale selon Eisenhower. Cet avion immortel, conçu par A. E. Raymond et E. F. Burton en 1935, était adapté de l'avion de ligne commercial DC-3 Dakota et a été employé pour transporter du personnel et du fret, remorquer des planeurs et larguer des parachutistes. Le C-47 était célèbre par sa fiabilité, sa polyvalence, et sa capacité à supporter des charges bien plus lourdes que ce qui était prévu.

L'origine du C-47 est étroitement et directement reliée à l'apparition du Douglas DC-3, qui a fait son premier vol en décembre 1935. Il est entré la première fois en service avec les lignes aériennes américaines en juin 1936, sur la nouvelle liaison New York-Chicago. Les militaires avaient acquis des DC-2, et commandèrent une version renforcée et adaptée au service militaire du DC-3. Les premières commandes ont été passées en 1940, et les premiers modèles de production ont été fournis aux unités l'année suivante. Quand les Etats-Unis entrèrent en guerre, le besoin d'avions de transport augmenta, particulièrement dans le Pacifique. Il fut exigé un meilleur plafond afin de voler au-dessus de l'Himalaya entre l'Inde et la Chine. A cette fin le C-47B fut développé, avec des moteurs plus puissants et une plus grande capacité de carburant.

Il fut célèbre pour avoir parachuté les troupes américaines derrière les lignes ennemies lors du Jour-J, et lors du pont aérien d'après-guerre pour sauver les habitants de Berlin du blocus russe. Le C-47 était si utile qu'il a été employé par les militaires en Corée et au Vietnam. Pendant la guerre du Vietnam, de vieux C-47 ont été transformés en avions d'attaque au sol en installant des miniguns dans le fuselage, ils furent désignés AC-47 Spookie. Il furent les ancêtres de l'AC-130 Spectre.

Plus de 13.000 C-47 ont été construits : dont 10.123 ont été construits pour les Etats-Unis, 487 sous licence par le Japon (Showa L2D), presque 2.000 en Russie (Lisunov Li-2), et plus de de 800 pour des lignes aériennes civiles juste avant la guerre. Il a été connu sous différentes désignations (C-47, C-53, R4D) et différents surnoms : Skytrain, Skytrooper, Dakota (RAF), Gooney Bird, par la désignation civile DC-3, et d'autres désignations militaires comme C-49 ou C-84. Ces appareils sont restés en service dans l'USAF pendant encore deux décennies. Le dernier Dakota de l'USAF fut retiré en 1975. Aujourd'hui des DC-3 ou des C-47 volent toujours, mais dans le civil.



Voici quelques photos illustrant différentes utilisations du C-47 (Photos Fold3.com)

Remorquage d’un planeur

Transport de blessés

Transport de sang destiné aux secouristes de première ligne

Embarquement de parachutistes

Chargement et parachutage de matériel

Chargement d’une jeep



Caractéristiques techniques

Modèle :

Douglas C-47 Skytrain
Envergure :

29.11 m
Longueur :

19.43 m
Hauteur :

5.20 m
Motorisation :

2 moteurs Pratt Whitney R-1830-92
Puissance totale :

2 x 1250 ch
Armement :

-



Charge utile :

28 passagers ou 4535 kg de fret
Poids en charge :

11794 kg
Vitesse maximale :

368 km/h
Plafond pratique :

7100 m
Distance franchissable :

2400 km
Equipage :

2 (+ 1 radio et 1 mécanicien)

Crash de C47 à Bastogne


Des C-47 survolant la région de Bastogne afin de ravitailler les troupes encerclées.
Photo Fold3.com
Il n’y a pas que des bombardiers et des chasseurs qui furent perdus durant la guerre. Les avions de transport subirent également de lourdes pertes. Au moins 18 C-47 furent perdus entre le 23 et le 27 décembre 1944 en ravitaillant Bastogne.

Voici l’un d’entre eux:
C-47A  N°:  42-100644 - 439e TCG - 91e TCS   MACR : 10906
Le 27 décembre 1944, le C-47 du Lt Hurley décolla de Chateaudun (France) avec les autres avions du 91e TCS. Leur but était de venir ravitailler les troupes américaines encerclées à Bastogne. L’avion du Lt Hurley fut atteint par la flak et alla s’écraser à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bastogne.

Extraits des informations du MACR 10906 :
Informations recueillies après les interrogatoires du Lt Clifford A. Richards, pilote de l’avion suivant le 644 dans la formation, et du T/Sgt Marion Wisherd, mécanicien de l’avion volant deux places derrière le 644 dans la formation.
Lors de la mission du 27 décembre 1944, la formation avait largué les planeurs au dessus de la zone d’atterrissage quand elle effectua un virage pour retourner à la base.
Croisant une route à approximativement 50° 01’ nord et 05° 39’ est, la formation rencontra un tir de barrage de flak légère, intense et précis.
Le moteur gauche le l’avion 644 fut touché et prit feu. Le feu se propagea le long du fuselage. Le Lt Clifford A. Richards, de l’avion suivant, déclara que le 644 continua momentanément son vol, puis s’éleva durant quelques secondes vers la gauche de la formation en effectuant un virage de 90°. Puis, quelques secondes plus tard, il piqua du nez et s’écrasa dans un champ à 49° 59’ nord et 05° 35’ est. Il était 12h31. Le Lt Richards et le T/Sgt Wisherd déclarèrent que le pilote de l’avion 644 n’avait plus le contrôle de l’avion lorsqu’il quitta la formation à une altitude de 3000 pieds.
Un membre de l’équipage sauta quelques secondes après que l’avion n’ait été atteint, et deux autres suivirent lorsque l’avion piqua du nez. On ne sait pas si les hommes atterrirent en sécurité ou pas, les témoins observant l’avion plutôt que les parachutes.

EQUIPAGE
Pilote : 1Lt James F. HURLEY
Il fut fait prisonnier jusqu’à sa libération en avril 1945. Il servit dans l’US Air Force durant la guerre de Corée. Il est décédé le 07 janvier 2012 à l’âge de 90 ans
Co-pilote : Lt Lester J EPSTEIN
Il fut capturé et assassiné par les allemands
Mécanicien : S/Sgt Marion B.MacCARTER
Il fut tué après avoir sauté en parachute. Le témoignage du Sgt KORTAS laisse supposer     qu’il a été atteint par un tir latéral
Radio : Sgt Harry A. KORTAS
Il réussit à échapper aux allemands

Extraits du rapport d’évasion N° 2789 du Sgt Kortas :
Le 27 décembre 1944 aux environs de 11h00, le 439e TCG décolla de la base A39 pour une mission de ravitaillement de la 101e Division Airborne qui était encerclée par les allemands à Bastogne. Nous tractions des planeurs qui furent largués avec succès à Bastogne.
Nous fûmes touchés par la flak au moment où nous tournions pour quitter la zone, et notre C-47 prit feu. Tout l’équipage pu évacuer l’appareil en sécurité. Je pense que le Lt Hurley était blessé car un obus de flak arriva juste entre ses jambes et prit feu sur le plancher de l’avion.
Le pilote donna l’ordre d’évacuer l’avion, car les fumées devenaient insupportables et les flammes ne pouvaient pas être contrôlées. Le mécanicien, le S/Sgt Marion McCarter fut le premier à sauter, suivi par moi-même, puis arriva le Lt Epstein suivi du Lt Hurley.
Le S/Sgt McCarter semblait être inconscient, car ses mains ne tenaient pas les suspentes de son parachute. Tout semblait bien aller pour les deux officiers. A l’arrivée au sol, je vis les allemands capturer le Lt Epstein. Je me cachai dans les bois environnants tandis que les allemands me cherchaient. Je ne vis plus rien d’autre concernant les deux autres membres de mon équipage.
Je restai dans les bois pour me cacher jusqu’à la nuit, puis je me mis en route vers le sud-ouest, à la rencontre de nos troupes que j’estimai être approximativement à 15 miles.
Le Sgt Kortas fut aidé par un fermier de Gérimont (Sainte-Ode) où les américains arrivèrent le 02 janvier 1945. 
Lieu supposé du crash suivant les coordonnées du MACR



mercredi 20 juin 2012

Crash d'un P-38 à Malempré

Le P-38J-15  N°:  43-28823  -  474e FG - 428e  FS
MACR: 11900
Le 25 décembre 1944, le Lt Bobbie RANKIN décolle avec son escadrille de la base de Florennes pour une mission de mitraillage et de bombardement en piqué. L’objectif se situe aux coordonnées P-5589 dans la région de Malempré.
Vers 13h15, le Lt RANKIN sera malheureusement abattu par la flak.

Photo 474th Fighter Group

1Lt Bobbie R. RANKIN  # O-756022 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle : Parcelle B, Rangée 7, Tombe 33
Décorations :  Distinguished Flying Cross, Air Medal avec palme

Témoignage Du Lt Jack A. PEMBERTON:
Lors de la deuxième mission du 25 décembre 1944 je volais en position Red 3. Le Lt Rankin commandait le Red Flight. Nous localisâmes notre objectif et effectuâmes notre bombardement. Il fut nécessaire de faire deux passes sur l’objectif et, lors de la seconde passe, je vis Red leader, le Lt Bobbie R. Rankin, percuter le sol et exploser.
Le lieu du crash se situe au nord-est de La Roche, à 1 mile au sud-est de Grandménil, Belgique, aux coordonnées P-545877. Il était 13h55. 

Témoignage du Lt John N. COUBERLY :
Je volais en position de couverture pour le 428e Fighter Squadron quand je vis un avion du 428e s’écarter pour mitrailler. J’observai le leader, le Lt Bobbie R. Rankin, effectuer son piqué et son avion prit feu lorsqu’il se stabilisa. Il remonta de 200 ou 300 pieds puis plongea vers le sol. L’appareil explosa au point d’impact. J’étais le Yellow leader du 430e FS.
Point de chute indiqué par le LT Pemberton. (P-545877)
Mr Gary KOCH, Historien officiel du 474e FG, précise, lui aussi, que l’avion s’est écrasé à 2km au sud-est de Grandménil, ce qui correspond à la zone indiquée par le Lt Pemberton.

lundi 18 juin 2012

Crash d'un P38 à Champlon


Le P-38 J-15  N°:  42-104077  -  370e FG - 485e  FS 
MACR: 11407
1Lt Don G. ANDRUS  
Le 25 décembre 1944, vers 9h30, le 370e Fighter Squadron, venant de la base de Florennes, était en mission de reconnaissance armée du côté de Champlon. Suivant le MACR, c’est là que le Lt ANDRUS fut abattu.

1Lt Don G. ANDRUS  # O-754044 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle : Parcelle H, Rangée 1, Tombe 3
Décorations : Silver Star, Air Medal avec 11 étoiles d’or,  Purple Heart avec palme
Source: MACR 11407

Témoignage du Lt Liebert W. Bower Jr:
Je volais en position #2 dans le Flight Zenith Blanc, comme ailier du Lt ANDRUS.
Afin d’identifier le traffic sur une route à proximté de P-3970 (région de Champlon) (à environ 36 miles au sud de Liège), le Lt ANRUS et moi descendîmes pour investiguer.
Nous reçûmes des tirs intenses et précis de flak légère depuis les bois entourant la route, et le Lt ANDRUS ne remonta pas de son piqué. J’observai son avion percuter le sol et exploser. Je pense que le Lt ANDRUS ne sortit pas de l’avion.
Point de chute supposé du P-38 du Lt ANDRUS suivant les coordonnées du MACR

vendredi 15 juin 2012

Crash d'un F-6C à Tellin

Le F-6C Phyllis au décollage 
F-6C  -  N° 42-103211 “Phyllis“  10e Photo Group
15e Squadron de Reconnaissance Tactique
MACR 11426

Suivant le MACR N° 11426, le Lt TENNY fut tué le 24 décembre 1944 vers 11h20. Il était aux commandes de son F-6C dénommé « Phyllis ». Le F-6C est une version de reconnaissance du célèbre chasseur P-51 Mustang.
  
Le 2Lt Alfred R. TENNY Jr # O-821809 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle
Parcelle H, Rangée 10, Tombe 42
Décorations : Air Medal , Purple Heart


Témoignage du Lt Donald Dowell :
Le 24 décembre 1944, vers11h20, nous effectuions une mission de reconnaissance visuelle dans une zone au nord–ouest de Bastogne. Nous volions à une vitesse approximative de 300 miles/heure à une altitude d’environ 3500 pieds, quand mon ailier, le 2Lt Alfred R. TENNY, m’appela pour me signaler que nous étions pris pour cible par la flak.
Je regardai et je vis un trou dans mon aile. Le Lt TENNY m’appela à nouveau et me dis que, bien que n’étant pas blessé, son avion avait été touché et qu’il devait sauter. Je lui dis de voler vers l’ouest aussi loin que possible et il prit cette direction. Je tournai autour de lui.
Je pensai voir le Lt TENNY quitter son avion, mais des rapports ultérieurs ont indiqué que son parachute était blanc et cette couleur ne coïncidait pas avec celle de l’objet observé.
Je suivis l’avion dans sa chute et je tournai autour de la zone durant environ 5 minutes. Je ne pus voir aucune trace du Lt TENNY.
Je pris la direction du retour. Au dessus de la partie sud de la « zone 03 », j’appelai pour avoir un cap. A la réception des instructions, je consultai les instruments de bord. Tous les indicateurs étaient en « normal » comme s’ils avaient été bloqués après avoir été touché par la flak.
Je sentis une odeur d’huile brûlée et je vis de la fumée venant du moteur en même temps que du liquide de refroidissement  suivis de fumée noire et de flammes blanches. Je décidai de sauter et j’appelai « Ripshaw » pour qu’il fasse le point pour que ma position soit connue.
J’atterris à 16 kilomètres à l’est de Florenville et je retournai à la base le lendemain.

Le Lt Dowell ayant atterri dans une zone alliée, aucun MACR n’a été rédigé. Nous n’avons donc actuellement aucun autre détail concernant son cas.

La carte figurant dans le MACR

Suivant la carte du MACR, le Lt TENNY se serait écrasé dans la région de Tenneville.
Mais en novembre 2015, Mr Sébastien Piton, ayant vu les informations de ce blog, nous contactait en nous disant qu’il avait trouvé des pièces de P-51/F-6C à deux kilomètres au sud de Tellin, c-à-d à 20 kilomètres à l’ouest de Tenneville. Le Lt Dowell se serait-il trompé dans son estimation ? S’agit-il d’un autre P-51/F-6C ? 
Disposant des indications de Mr Piton, nous avons demandé plus d’informations au Musée de l’Air de Bruxelles qui confirme que c’est bien le P-51/F-6C du Lt Tenny qui s’est écrasé à environ deux kilomètres au sud de Tellin. (carte ci-dessous)




lundi 23 avril 2012

Caractéristiques P-51 Mustang

Considéré comme l'un des meilleurs chasseurs de la Seconde Guerre Mondiale, le P-51 Mustang est en réalité un avion qui a été conçu à la "va-vite". Son histoire commence en 1940 lorsque les Anglais commencent à avoir du mal à rivaliser avec la Luftwaffe plus déterminée que jamais à envahir l'île anglaise. Les anglais font donc appel aux Etats-Unis qui pour l’instant, rappelons le, ne sont pas entrés dans la guerre (attaque du Japon à Pearl Harbor en Décembre 41) et disposent donc de toute leur énergie. Ayant besoin d'un appareil capable de rivaliser avec les chasseurs allemands dans les mois qui suivent, les Anglais leur donnent à peine 120 jours pour réaliser l'avion, le constructeur North American décide de relever le défi.
L'appareil pris l'air le 26 octobre 1940 après avoir rencontré des problèmes à la mise au point du moteur Allison de 1100 ch. Appelé à ses débuts NA-73, le Mustang, après avoir subi le programme d'évaluation qu'il réussit avec succès, fut
commandé en 320 exemplaires qui furent livrés en Grande-Bretagne en Novembre 1941. A basse altitude, la première version du Mustang affichait de remarquables performances mais celles-ci faiblissaient en approchant les 3650 mètres causées par des déficiences du moteur à haute altitude. De ce fait, l'avion était mal adapté aux missions d'interception et fut donc utilisé pour les missions à basse altitude : reconnaissance et attaque au sol. Le Mustang Mk1 entre en service en Grande-Bretagne en Avril 42 et équipe 23 unités.
De plus, les Etats-Unis ayant réalisé le potentiel de l'appareil, 300 appareils sont commandés chez le constructeur North American. Conscient du problème à haute altitude, l'US Air Force équipa par la suite une nouvelle version du Mustang (XP-51B), d'un moteur Packard-Merlin de 1430ch. Avec ses six
mitrailleuses de 12,7 mm, il pouvait sans problème engager un chasseur allemand.
La plus réussie des versions du Mustang est la D. En effet, équipé d'une verrière en "goutte d'eau" qui optimise la vision, un arrière de fuselage modifié et une très bonne autonomie, le P-51D escorte sans problème les bombardiers alliés en Allemagne. Il fût pendant des années encore utilisé par beaucoup de pays et dans beaucoup de conflits.
On le retrouve sous le nom de F-51 en Corée (La dénomination P pour Poursuit fût abandonné et remplacé par le F pour Fighter). On trouve plusieurs modifications du Mustang comme le A-36 Apache spécialisé dans l'attaque au sol, développé
au début de la guerre par l'US Air Force, qui n'était pas réellement intéressé par le Mustang destiné aux Anglais.
Le P-82 Twin Mustang développé par l'USAAF vers la fin de la guerre, n'était ni plus ni moins comme son nom l'indique, deux Mustang collés l'un à l'autre par une aile centrale. Il devait être utilisé pour escorter les bombardiers et frapper encore plus loin en Allemagne. Mais la guerre prit fin avant sa réelle mise en service. 
Le Mustang ne fut retiré du service qu'après la guerre de Corée (dépassé comme tous les avions à hélices de l'époque, par les avions à réaction), mais de nombreuses années plus tard il fût utilisé pour l'entraînement, et par les pays les moins riches ne pouvant s'équiper d'avions à réaction. Aujourd'hui, près de 150 Mustang volent encore, entretenus par des centaines de passionnés qui viennent en souvenir du bon vieux temps, parader dans les meetings aériens.
Un P-51C-1-NT modifié en F-6C, identique au « Phyllis » 42-103211
L’emplacement de la caméra est situé sous le jambage gauche du H


Caractéristiques techniques
Modèle :

North American P-51D Mustang
Envergure :

11.28 m
Longueur :

9.83 m
Hauteur :

4.20 m
Motorisation :

1 moteur Rolls-Royce Merlin V-1650-7 construit par Packard Motor Car Company aux US 
Puissance totale :

1 x 1510 ch
Armement :

6 mitrailleuses de 12.7 mm
charge offensive,
907 kg



Charge utile :

-
Poids en charge :

5262 kg
Vitesse maximale :

703 km/h à 7620 m
Plafond pratique :

12770 m
Distance franchissable :

1530 km
Equipage :

1