dimanche 20 octobre 2013

Crash d'un B17 à Warnoumont le 24 décembre 1944

L’équipage du B-17 43-38926
Debout, de G à D : Russell C. Neu, William J. Waldron, Benedict A. Andrew, Reuben F. Baganz, George J. Ferenchak

A genou , de G à D : Oscar F. Eshleman, Joseph S. Shuster, Eugene S. Isley, James P. Naughton  (photo : website du 487e BG)
B-17G   -  N° 43-38926  „ Weary Willie“ 487e BG - 836e BS  MACR 11675
Sources :
http://airforce.togetherweserved.com/usaf/servlet/tws.webapp.WebApp?cmd=ShadowBoxProfile&type=Person&ID=143436

Le 24 décembre 1944, la 8e Air Force entreprit la mission# 760, la plus importante de la guerre. Le nombre de bombardiers engagés était de près de 2000. La mission consistait à bombarder des aérodromes et des voies de communications ennemies en vue d’enrayer l’offensive allemande dans les Ardennes. Le Groupe de tête était le 487e BG auquel appartenait le 42-38926. Son objectif était l’aérodrome de Babenhausen.

Quelques minutes avant leur rencontre avec les chasseurs d’escorte, les bombardiers du 487e BG furent attaqués par un grand nombre des chasseurs ennemis. L’attaque eut lieu vers 12h00, dans la région sud de Liège. Plusieurs avions furent abattus, dont le « Weary Willie »

EQUIPAGE

Pilote

2Lt
William J. WALDRON
Rescapé
Co-pilote
2Lt
Oscar F.ESHLEMAN

Tué

Bombardier
2Lt
Russel C. NEU
Rescapé
Navigateur
F/O
Joseph R.SCHUSTER
Tué
Tourelle Supérieure
T/Sgt
Benedict A. ANDREW
Tué
Radio
T/Sgt
George J. FERENCHAK
Tué
Tourelle ventrale
S/Sgt
Reuben F. BAGANZ
Tué
Mitrailleur latéral
S/Sgt
Eugene S. ISLEY
Rescapé
Mitrailleur arrière
S/Sgt
James P. NAUGHTON
Tué

Témoignage du Lt Waldron, pilote rescapé. (MACR 11675)
Les FW-190 attaquèrent par l’arrière. L’avion fut criblé de projectiles. L’aile droite était complètement en flammes et la soute à bombes était en feu. Le Lt Waldron garda les commandes tant qu’il put, mais l’avion devint incontrôlable et il partit en vrille.
Le Lt Waldron descendit vers le centre de l’avion et vit le Lt Eshselman, le F/O Shuster, et le S/Sgt Andrew collés à la partie droite de l’avion et incapables de se mouvoir. Le Lt Waldron essaya de les aider, mais ne réussit pas à cause de la force centrifuge. Le Lt Waldron eut juste le temps d’attacher son parachute avant que l’avion n’explose. Il fut éjecté de l’appareil et ouvrit son parachute dès qu’il fut hors des flammes.

6 hommes furent tués :
Le Lt Eshleman, le F/O Shuster, et le S/Sgt Ferenchak sont enterrés Henri-Chapelle.
Le S/Sgt Andrew est enterré au cimetière de Spring Hill, à Easton, Maryland.
Le S/Sgt Baganz est enterré au cimetière national de Camp Butler à Springfield, Illinois.
Le S/Sgt Naughton est enterré au cimetière de Mount Olivet à Great Falls, Montana.

3 hommes survécurent :
Le Lt Waldron, le Lt Neu et leS/Sgt Isley. Ce dernier fut atteint de plusieurs projectiles, mais il put retourner aux Etats-Unis afin d’y être soigné et il survécut à ses blessures.

Le S/Sgt NAUGHTON fut assigné comme mitrailleur arrière à l’équipage du Lt Waldron. Il arriva à la base de Lavenham (Angleterre) le 19 octobre 1944
Le Lt  ESHLEMAN s’engagea dans l’Air Force en février 1943. Il fut assigné comme pilote au 487e BG et il arriva à la base de Lavenham (Angleterre) en avril 1944. Sa première mission avec ce Groupe eut lieu le 7 mai 1944, l’objectif était la gare de triage de Liège

Grâce aux informations de Mr Albert Etienne de Rouvreux, nous avons pu découvrir les précisions suivantes :
Dans ce livre de Mr Armand Collin, Madame Marie Gustin explique :
Le 24 décembre 1944, je me souviens de la chute du bombardier américain dans un champ près du château de Warnoumont, pas loin du bois du même nom. Ce champ est situé sur l’ancienne commune de Rouvreux, près d’un chemin dit « Chemin de Makinhaie »
Croquis paru dans le livre ci-dessus
Vue actuelle de la prairie du crash. (Photo Albert Etienne)

lundi 14 octobre 2013

Crash d'un B17 à Bra sur Lienne le 28 sept. 1944


Le B-17 42-102434
B-17G BO  -  N° 42-102434  388e BG - 561e BS  MACR 9379

EQUIPAGE

Pilote

1Lt
Elroy J. GIERACH
Co-pilote
1Lt
Percy K. MEAD
Bombardier
1Lt
Milton E. GUNNARSON
Navigateur
F/O
Harry E. HOBBS Jr
Tourelle Supérieure
T/Sgt
Ray W. SMITH
Radio
T/Sgt
Martin W. KREY
Tourelle ventrale
S/Sgt
Daryl J. DAUGHTERY
Mitrailleur latéral
S/Sgt
James E. HYDE
Mitrailleur arrière
S/Sgt
James B. HODGIN
S/Sgt Dary J. Daughtery
Extrait des informations du site web du 388e BG
Le 28 septembre 1944, le 388e Bomb Group effectua la mission #204.
Objectif : les raffineries d’huile synthétique de IG FARBEN situées à MERSEBURG.
Toutes les forces de la 3e Division aérienne furent envoyées à Merseburg.
La 1e Division alla à Magdeburg et la 2e Division à Kassel.
33 avions plus 3 avions PFF (éclaireurs) décollèrent entre 07h00 et 07h50. 2 appareils durent faire demi-tour pour des raisons mécaniques. Les formations s’effectuèrent sans difficulté et le vol au-dessus de la Belgique et du territoire ennemi s’effectua jusqu’à l’objectif.
La couverture nuageuse ne permit pas le bombardement à vue et l’objectif fut bombardé suivant la méthode des PFF. Les photos montrèrent un faible résultat, les bombes ayant explosées un peu en-deçà de l’objectif. 
Un parcours triangulaire fut suivi autour de l’objectif, et le retour se fit par le même itinéraire que celui utilisé pour venir.
Mais la flak avait été intense au dessus de l’objectif et 5 avions dont 1 PFF ont été perdus.
2 de ces avions sont entrés en collision juste après l’objectif.
Un des 5 avions, celui du Lt Gierach, put arriver jusqu’en Belgique et effectua un atterrissage forcé près de Liège.
 (Des recherches supplémentaires, décrites plus loin, ont permis de préciser le point de chute.)

Extraits du MACR 9379
- L’avion fut aperçu au-dessus de l’objectif avec un moteur coupé et un autre dégageant de la fumée. L’avion quitta la formation et signala qu’il allait tenter un atterrissage d’urgence en Belgique. Il était à une altitude de 15000 pieds lorsqu’on le vit pour la dernière fois.
- Tous les membres d’équipage rentèrent à la base le 17 novembre 1944.
Remarque :  L’existence d’un  MACR est très étonnante dans ce cas. Habituellement un tel rapport n’est pas établi lorsque l’avion est tombé en territoire allié.


Un agrandissement de la photo permet de lire une partie du marquage figurant sur la dérive.
- Le  H dans un carré désigne le 388e BG.
- Les 3 derniers chiffres sont 2434
Le site web du 388e  BG donne la liste de tous les avions utilises par ce groupe.
Un seul porte un numéro se terminant par 2434
c’est le  42-102434, celui du Lt Gierach. 
Des recherches supplémentaires avec ce numéro ont permis de découvrir que ce B-17 s’était pose sur le ventre à “Les Villettes”, près de Bra sur Lienne


102434/102439 to RAF as Fortress III HB783/HB788
102434 to have been HB783, but diverted to USAAF in UK to 561st BS/388th BG)
Damaged Sep 28, 1944 during mission to Merseburg, Germany. 
Force-landed at Lesvillette, Belgium and w/o.  MACR 9379

B-17G 42-102434  388th BG
42-102434 Delivered: Cheyenne 3/3/44;
Dorval (Montreal) 10/3/44;
Assigned: RAF [HB783];
Transferred: USAAF 26/3/44; ass 561BS/388BG Knettishall 22/3/44
REVEL'S REVENGE;
battle damage Merseburg 28/9/44
crash-landed Lesvillette, Belgium. 9RTD


samedi 14 septembre 2013

Crash d'un P-47 à proximité de Hâbièmont

Un P-47du 406e FG 
P-47D-26-RE  -  N° 42-28302  “Big Ass Bird“ 
406e FG - 513e FS    MACR 11478

Le 26 décembre 1944, le P-47 du 2Lt Alfred McKNIGHT Jr   O-840493 fut touché par la flak. Le pilote sauta en parachute et fut fait prisonnier.

Témoignage du Lt Thomas W Gloor. (Source : MACR 11478)

Le 26 décembre, je volais en Resco Red 3, lors de la 5e mission du Squadron ce jour-là.
Après avoir effectué avec succès une attaque sur des positions d’artillerie au nord de Bastogne, nous effectuâmes une reconnaissance armée plus au nord. Aux coordonnées
P-570985, nous localisâmes plusieurs véhicules ennemis et nous attaquâmes immédiatement.
J’avais terminé ma passe sur un 6x6 lorsque le Lt McKnight (Yellow 2) commença son straffing. Il détruisit un des véhicules et, à environ 1000 pieds, le feu prit naissance dans la « section accessoires » du moteur. Il continua à grimper et, lorsque l’avion amorça une descente, je vis le pilote sauter hors de son P-47 et commença à flotter en s’éloignant de l’avion dans la direction Ouest Nord Ouest.
Je cerclai autour du parachute descendant et je reçus une localisation de Ripsaw (contrôle au sol) sur le canal « C » : K-5600. Le parachute atterrit au milieu de quelques petits sapins et le Lt McKnight se débarrassa de son harnais.
Je n’observai aucun mouvement ennemi dans les bois, mais Ripsaw dit que le territoire était « douteux ». Le crash eut lieu vers 16h23. La flak était légère et précise, la visibilité était optimale.
L’objectif est situé aux coordonnées P-570985 (50.22.08N-5.43.32E).
C’est au même endroit que le P-47 fut atteint par la flak.
Le pilote atterrit en K-5600 (50.22.56N – 5.42.20E).
L’avion en feu ne s’est probablement pas écrasé loin de K-5600, mais son  point de chute précis  nous est inconnu actuellement.

mardi 3 septembre 2013

Commémoration Halifax à Modave

Un bombardier HALIFAX  similaire à celui de Modave
Le 28 août 1943, un bombardier HALIFAX s’écrasait à Survillers (Modave).

Exactement 70 ans plus tard, le 28 août 2013, une cérémonie commémorative à la mémoire des membres de l’équipage fut organisée.

Notre ami Paul Remy a participé à cet hommage et en a ramené quelques photos que vous pouvez voir ci-dessous.

Les informations complètes concernant ce HALIFAX peuvent être consultées sur le site
http://www.rememberjd371.be/












mardi 21 mai 2013

Crash d'un P47 à Dochamps le 29 janvier 1944


P-47D-11RE  - N°:  42-75455     355e FG - 358e FS
MACR : 2129
Le 29 janvier 1944, le Lt Harold H. MACURDY et ses collègues du 355e Squadron du 358e Fighter Group effectuaient une mission d’escorte de bombardiers au dessus de l’Allemagne.

Témoignage du 1Lt Roland J. DUFRESNE.
Source:MACR 2129
Le 29 janvier 1944, je commandais le « yellow flight » lors d’une mission d’escorte au dessus du territoire ennemi. Le 1Lt Harold H. MACURDY et le 1Lt Chauncey H. RANKIN rejoignirent mon flight en tant que N° 3 et 4, puisque mes N° 3 et 4 initialement prévus avaient du abandonner la mission.
Nous escortions un B-17 qui retournait à la base à une altitude de 10000 pieds lorsque je vis deux Me-109 se préparant à attaquer le B-17. J’attaquai les avions ennemis, mais quand ils piquèrent en s’éloignant, je retournai vers le B-17 avec tout mon flight.
Quelques secondes plus tard, un Me-109 vola en dessous de nous et les N° 3 et 4 piquèrent pour l’attaquer. 4 Fw-190 m’attaquèrent et j’allai dans les nuages avec mon ailier.
Plus tard, Le 1Lt MACURDY appela en disant que son avion était gravement endommagé et qu’il ne savait pas rentrer à la base.
Je n’eus aucune nouvelle du 1Lt RANKIN.

Témoignage du 1Lt Harold H. MACURDY.
Source: Rapport d’évasion N° 1535
J’ai été attaqué par 4 Me-109 près de Francfort. J’ai abattu un Fw-190. Finalement, je fus abattu par un Me-109 près de Dochamps, en Belgique. Dans un document annexé à ce rapport, le Lt Macurdy signale qu’il a effectué un atterrissage forcé.
Je m’enfuis dans les bois. J’approchai d’une ferme, mais l’allemand que j’avais abattu approchait de la même maison. J’allai dans les marécages et je me cachai. Un allemand faisait des recherches avec des chiens. La recherche dura deux jours. Le côté sud des bois, vers la France, était bloqué. Je quittai les marécages, je m’approchai d’un village et me cachai dans les haies. Je me dirigeai vers Dochamps et j’y reçus de la nourriture. Les résistants me cherchaient aussi.
Un homme s’approcha de moi et me conduisit à un prêtre, Père Joseph, chef de la résistance. Il me cacha dans une maison et me conduisit vers Jupille.
Durant son séjour en Belgique, le Lt Macurdy rencontra le Lt Smith, co-pilote du B-17
N° 42-97124 qui s’est écrasé près de Bérisménil au mois d’avril 1944.
Après un séjour dans différents villages belges, le Lt MACURDY passa en France via Sedan et arriva finalement à Paris après avoir combattu avec la résistance. Il arriva en Angleterre vers le 06  septembre 1944.

Anecdote:
Après la guerre, Harold Macurdy était resté dans l’Air Force.
Le 12 mars 1947, il fut décoré de la « Soldier’s Medal », médaille militaire attribuée en temps de paix pour un acte d’héroïsme. Le capitaine Macurdy avait, au péril de sa vie, sauvé un de ses collègues qui était sur le point de se noyer en mer.
Il participa aux guerres de Corée et du Vietnam et termina sa carrière avec le grade de Colonel.
Il est décédé le 29 décembre 2006 et est enterré au Cimetière National d’Arlington

Information supplémentaire :

Le 1Lt Chauncey H. Rankin, qui accompagnait le Lt Macurdy lors de cette mission fut, lui aussi, abattu ce même jour et tué au combat.
Mr Bill Marshall, Président de l’Association de 355e Fighter Group, signale dans un forum de Armyairforces.com que le Lt Rankin aurait probablement été abattu dans la région de Bapaume (France) en tentant de regagner sa base. 
Il repose au cimetière américain de Colleville-sur-Mer (France).

mercredi 3 avril 2013

Silver Star

Durant la guerre, de nombreux membres du personnel navigant furent décorés de la « Silver Star » pour acte de bravoure.

 Voici le récit d’un de ces actes qui débuta dans le ciel Ardennais.

Sources :
E&E Reports #2471,#2472 et #2473
http://www.457thbombgroup.org/

Le 10 septembre 1944, le B-17 44-8032 appartenant au 759e BS du 457e BG décolla de sa base de Glatton pour aller bombarder une usine de moteurs Daimler-Benz à Gaggenau, en Allemagne.
La formation effectua un bombardement à vue, à une altitude de 25000 pieds, les résultats furent bons. Après avoir largué leurs bombes, les bombardiers reprirent le chemin de leur base par l’itinéraire prévu.
Mais au dessus de l’objectif, le B-17 44-8032 piloté par le Lt Paul Gilbert avait été touché par la flak. Le moteur n°4 prit feu, et les systèmes hydrauliques et de distribution d’oxygène furent mis hors service ainsi que l’intercom. 
Le T/Sgt Foltz, mécanicien de bord, se rendit à l’arrière du bombardier pour prendre des nouvelles de l’équipage et vérifier si l’appareil avait subi d’autres dégâts.
Entretemps, l’avion avait continué son vol. Le pilote, le Lt Gilbert actionna le signal d’évacuation, brancha le pilote automatique et sauta avec 3 autres équipiers se trouvant à l’avant de l’appareil :
- le Lt Richard Palmer, co-pilote
- le Lt Andrew Brown, navigateur
- le Lt Anthony Wodek, bombardier

Les rapports d’évasion de Gilbert, Palmer et Brown nous apprennent qu’ils atterrirent dans la région nord d’Arlon, très près le la zone des combats. Ils furent aidés par des civils et ils purent rapidement gagner les lignes américaines toutes proches. Ces rapports indiquent que le Lt Wodek atterrit lui aussi dans la même zone, mais nous ne disposons d’aucune autre information, aucun rapport d’évasion n’a été enregistré à son nom.

Nous fûmes très surpris en lisant le commentaire suivant, écrit par le Lt Gilbert:
« le reste de l’équipage continua le vol durant un certain temps et sauta dans nos lignes »
Que s’était-il donc passé ?
Le pilote ne s’était pas rendu compte que l’intercom était en panne et que le signal d’évacuation n’était donc pas parvenu aux hommes situés plus à l’arrière.
Quand le T/Sgt Foltz revint dans le cockpit, il le trouva vide !
Il avait souvent eu l’occasion de voir le pilote manoeuvrer l’avion, et il en savait assez pour maintenir le B-17 en vol. Il prit les commandes et mit le cap vers l’ouest, vers les territoires libérés. Il semble que le vol dura encore environ 1h30. Quand Foltz fut certain qu’ils étaient au-dessus de la France, déjà libérée, il donna l’ordre d’évacuation. Ce ne fut que quand les autres équipiers eurent sauté que Foltz sauta à son tour. Ils atterrirent tous en sécurité et rejoignirent leur base de Glatton.
Le B-17 alla s’écraser dans un champ que les rapports d’évasion situent dans la région d’Amiens.

Pour son ingéniosité, sa détermination et la possession de soi dans des conditions extrêmes, le Sgt. David C. Foltz  reçut la « Silver Star ».
Il reçut en outre la « Purple Heart » pour blessures reçues au cours de cette mission.

samedi 8 décembre 2012

Ce B24, est-il tombé à Cherapont ?


Le B-24  41-29250  H6-Y 
B-24  -  N° 41-29250   453e BG - 735e BS


EQUIPAGE

Pilote

1Lt
Bertrand W. TARDIF
EVD
Co-pilote
1Lt
Ray W. DEL CIELO

EVD

Bombardier
Capt
James H. HARRIS
EVD
Navigateur
1Lt
Clement L. O’BRIEN
EVD
Mécanicien
T/Sgt
Francis F. KOEHNKE
EVD
Radio
T/Sgt
Stanley F. BOLSEGA
EVD
Mitrailleur ventral
S/Sgt
Joseph F. TITO
EVD
Mitrailleur latéral
S/Sgt
Cliford J. WALLWIN
EVD
Mitrailleur latéral
S/Sgt
Arthur C. BAKER
EVD
Mitrailleur arrière
S/Sgt
James W. MOYLES
EVD
Informations de Tom Brittan, membre du comité du site  http://www.b24bestweb.com/.
L’avion était le B-24H-5 CF 41-29250 H6 Y appelé BUTCH ou OLD BUTCH et portrait le
N°  #519 de chaque côté du nez sous la tourelle. C’était un des avions du 735e BS arrivés à Old Buckenham en Déc 43 / Jan 44.
Il fut perdu le 27 septembre 1944 lors de la mission sur Kassel. Le moteur  # 2 prit feu, puis un autre se coupa. L’avion perdit de l’altitude et essaya d’atteindre Bruxelles, mais il tomba en flammes après que les 10 membres de l’équipage aient pu sauter au-dessus des lignes de front.
Une inscription dans les archives du 12 novembre 1944 indique que l’avion est porté manquant en opérations, mais sans préciser de date.
Je n’ai rien pour identifier le lieu du crash et je ne sais pas où cette information pourrait être obtenue. 
Il n’y a pas de MACR car tout l’équipage put retourner dans les lignes alliées.
Le 2Lt Bertrand W. Tardif effectuait sa 27e mission et il ne semble pas qu’il ait à nouveau volé en combat.

Sur le site web suivant, on peut lire que le 41-29250 s’appelait bien « Old Butch » dans le 735e Squadron. (Ce site signale aussi que ce même avion s’appelait « Big Axe »lorsqu’il était affecté au 732e Squadron).


Informations de Keith Janes:http://www.conscript-heroes.com/Art38-MIS-X-03.html
« Tardif a dit qu’il avait atterri (en parachute) au nord ouest de Prüm et à l’ouest de St-Vith.
Puisque c’était le pilote (et le dernier dehors) nous pouvons probablement supposer que l’avion s’est écrasé quelque part tout près de Salmchâteau mais c’est une grande zone.
Tardif ne fut pas assez longtemps au sol pour avoir besoin de beaucoup d’aide avant de rencontrer un camion américain qui l’emmena vers un centre médical.
Je n’ai pas le numéro de série de l’avion ni de MACR, mais les autres membres de l’équipage étaient: #2417, #2418, #2420, #2513, #2908, #2909, #2910 and #2911.
Il y avait un autre homme, S/Sgt Joseph F Tito qui n’a pas de N° MIS-X mais il est à noter
que l’interrogateur américain de cet homme commenta qu’ils ne pouvaient pas être considérés comme évadés puisqu’ils avaient atterri si près des lignes alliées et qu’ils étaient
retournés sous contrôle américain si facilement et si vite. »

Extraits  des informations figurant dans les « E&E Reports »
(Rapports américains d’évasion).                          
Lt Tardif et Capt Harris :
« Les bombes furent larguées sur Kassel (Allemagne), et nous avons été touchés par la flak, entraînant une panne du moteur #2. Il ne fut pas possible de suivre la formation. Nous nous sommes dirigés vers le nord ouest, mais nous perdions doucement de l’altitude. L’hélice tournait entre 3400 et 3700 t/min. On réinjecta de l’huile, la pression monta, mais le moteur ne reprit pas normalement. Pas de boost avec turbo. On essaya de couper le moteur en coupant l’alimentation, mais cela ne réussit pas. L’état du moteur empira causant de fortes vibrations à l’avion. Par la suite des flammes apparurent et nous décidâmes de quitter l’avion. Le premier homme sauta vers 11h20. Le pilote sauta le dernier. »

Lt Tardif:
Aidé par des civils belges, dont « Jean Michelle » qui le guide d’une première ferme dans une deuxième où un véhicule américain le conduira vers un poste médical.
Il a  rencontré 5 équipiers après le saut (où et quand ???)
Il a vu l’épave de l’avion.

Lt Del Cielo et Capt Harris:
Ont atterri l’un près de l’autre.
Aidés par civil(s) belge(s).
Un camion américain les chargea près de la ligne Siegfried.
Le Lt Del Cielo signale, qu’après le saut, il a vu le Capt Harris à côté de lui,
Il a aussi vu  le Lt Tardif, et les S/Sgt Walwinn et Moyles mais où et quand ???
Le Lt Del Cielo et le Capt Harris ont vu l’épave de l’avion.

S/Sgt Wallwin :
Aidé par civil(s) belge(s).
Chargé par un véhicule américain près de la frontière.
Deux autres équipiers l’ont rejoint dans la même maison. (Del Cielo et Harris ???)
Il a vu l’épave de l’avion.

T/Sgt Bolsega:
Aidé par civil(s) belge(s).
Amené à Beho où il rencontra le S/Sgt Tito.
Est évacué deux heures plus tard sur un Hôpital Militaire où il verra le S/Sgt Moyles.
Il sait par ce dernier que le pilote, le co-pilote, le bombardier et le mitrailleur latéral sont saufs, ce qui correspond aux informations données par le Lt Del Cielo.

S/Sgt Moyles:
Auditionné par MP sur la ligne de front.
Aidé par civil(s) belge(s).
Est allé dans une ferme avant d’être transporté à l’Hôpital Militaire de Liège.

S/Sgt Baker:
A marché environ 15 à 18 miles vers l’ouest.
Aidé par civil(s) belge(s).
Conduit à Commanster où il sera logé et nourri.
Transporté le lendemain par camion militaire.

T/Sgt Koenhke:
A rencontré le Lt O’Brien et le S/Sgt Baker dans un poste militaire le lendemain du crash.
Il dit que le S/Sgt Baker avait vu le S/Sgt Tito et le T/Sgt Bolsega.
Il a vu le Lt Del Cielo pendant sa fuite, mais sans le contacter.
Il a vu l’épave de l’avion.

Lt O’Brien :
Il a vu un cours d’eau et un lac de l’autre côté duquel un campement était installé, mais la distance était trop grande pour pouvoir distinguer les occupants.
Il a vu un village avec un drapeau Luxembourgeois où il a été aidé par une jeune fille.
Un camion américain l’a conduit dans un poste militaire

Il n’y a pas de rapport d’évasion pour le S/Sgt TITO

Ce B-24 s’est-il écrasé à Cherapont ??
Plusieurs témoignages recueillis par Mrs Paul Remy, Charles Wilmotte, Philippe Dufrasne et Didier Petit confirment bien qu’un avion s’est écrasé à Chérapont en septembre 1944.
Les témoins ne sont cependant pas d’accord sur la date exacte. Certains parlent de la mi-septembre, deux autres confirment que:
« Cet avion décrivait des cercles et descendait de plus en plus bas pour finalement s'écraser à Cherapont. C’était avec certitude un jeudi, en matinée, jour de la foire à Gouvy. Première foire après la libération (Pas de foire pendant la guerre). »
Or la date du 27 septembre 1944 correspond à un… mercredi !
Cependant, les témoins confirment que « le pilote » est venu voir l’épave et Mr Raymond Boulanger, de Cherapont, confirme qu’il se prénommait « Bertrand ».
Les rapports d’évasions confirment que au moins 5 membres le l’équipage, dont le pilote, ont pu examiner l’épave.

L’expérience nous apprend que, 67 ans après les faits,  les dates données par des témoins peuvent être erronées. De plus le prénom « Bertrand » n’est pas courant dans l’aviation américaine.
Il nous paraît donc bien possible que le B-24 41-29250 s’est écrasé à Cherapont.
MAIS… nous ne savons pas le prouver actuellement.

Nous avons pu contacter les familles du  Lt TARDIF, du Lt DEL CIELO, du S/Sgt BOLSEGA et du S/Sgt MOYLES, mais personne n’a pu nous préciser le point de chute du B-24.

Pilote : Lt Bertrand TARDIF

Co-Pilote : Ray W DEL CIELO
Décédé en sept. 1961 à l'âge de 41 ans
Photo : famille Del Cielo



Pilote : Bertrand W Tardif
Décédé le 29 juin 2008 
à l’âge de 89 ans 
Photo:http://www.currentobituary.com

Opérateur Radio : Stanley F. BOLSEGA
Décédé le 11 février 1997 à l'âge de 73 ans





















Le point de chute de l’avion de Cherapont