lundi 22 octobre 2012

Crash d'un B17 à Bourcy le 12 septembre1944

Les débris du B-17 44-6305 dans une prairie de Bourcy
B-17  -  N° 44-6305   487e BG - 838e BS
MACR 10209

Nous tenons à remercier les personnes suivantes :
Mr Guy Maquet, de Bourcy, pour son témoignage sur le crash et les photos de l’avion.
Mr Georges Annet, de Wandebourcy,  pour son témoignage concernant la chute du pilote.
 Mr Ivo de Jong, auteur du livre « The history of the 487th BG (H) »,
 pour sa précieuse collaboration.
Mr Paul Webber, Sécrétaire de l’Association du 487e Bomb Group,
pour la biographie et les photos du pilote, le Lt Preston.
Les informations générales ont été puisées sur le site web du 487e Bomb Group: www.487thbg.org
Les rapports d’évasion des hommes ayant échappés aux allemands ont aussi été consultés.

Le 12-Sep-44, le B-17  N°44-6305 appartenant au 838e Bomb Squadron du 487e Bomb Group décolla de sa base de Lavenham, en Angleterre, pour aller bombarder une raffinerie à Magdebourg, en Allemagne.  

Un peu au sud de Brême, le moteur #4 tomba en panne et le bombardier se retrouva derrière sa formation. Les bombes furent larguées sur une ville allemande et le pilote signala par radio qu’il voulait rejoindre le point de rendez-vous. Ils arrivèrent trop tôt à l’endroit prévu, et la décision fut prise de retourner par la France. Près de Kassel, le pilote signala que le moteur #3 était aussi tombé en panne. En approchant de la frontière allemande, le moteur #2 se coupa aussi et le pilote donna l’ordre d’évacuation.
6 hommes purent échapper aux allemands en rejoignant les lignes américaines, 2 autres furent capturés.
Malheureusement le 2Lt Preston, le pilote, sauta probablement trop tard. Son parachute ne s’ouvrit pas et il se tua en arrivant au sol.
L’avion alla s’écraser dans une prairie au sud de Bourcy, non loin de la route vers Moinet.
Le 2Lt Walter H. PRESTON  
 Tombe du 2Lt Preston au Morning View Cemetery
à Bluff City dans le TENNESSEE










Biographie du Lt Preston, pilote du 44-6305.
Le 2Lt Walter Hollis Preston, N° 0765314, est né dans le Tennessee le 16 décembre 1922.
Sa ville natale était Bluff City, dans le comté de Sullivan, Tennessee.
Ses amis l’appelaient « Hollis ».
Il avait terminé 4 années d’école supérieure et était célibataire quand il s’enrôla dans l’Armée de l’Air à Knoxville, Tennessee, le 29 août 1942.
Après avoir terminé son entraînement dans l’Air Force, un équipage lui fut assigné.
L’équipage Preston acheva son entraînement au combat sur B-17. Il fut envoyé en Angleterre et fut assigné au 838e Squadron de bombardement du 487e Groupe de bombardement.
Leur base, appelée Station 137, était située à 2 miles au nord-ouest de Lavenham, dans le Suffolk en Angleterre. L’équipage arriva à la Station 137 le 28 juillet 1944, et fit partie de la 8e Air Force américaine en Europe.
Le 12 septembre 1944, lors de la mission sur Magdebourg, 3 moteurs tombèrent en panne et l’équipage du sauter en parachute à proximité des lignes américaines.
Le Lt Preston fut tué, il s’emmêla dans les sangles de son parachute et se brisa le dos en percutant le sol.
Plusieurs sources signalent que le Lt Preston fut initialement enterré à St Vith.
Or sur l’extrait de l’IDPF ci-dessous, (Individual Deceased Personal File), on peut lire les deux informations suivantes:
1-    Lieu et date de décès: Bastogne le 12 septembre 1944. (Le village de Bourcy, où l’avion s’est écrasé, n’est distant que de 9km à vol d’oiseau de Bastogne)
2-  Lieu et date de l’enterrement: le 15 septembre 1944 à Fosses. 
Est-il vraisemblable qu’on l’ait transporté jusque St Vith pour l’y enterrer pour deux jours ?
La question reste posée…


Après la guerre, le Lt Preston fut rapatrié aux Etats-Unis. Il repose maintenant au Morning View Cemetery, à Bluff City, Tennessee.

Monsieur Georges Annet raconte qu’il vit un aviateur sauter de l’avion peu avant que ce dernier ne s’écrase à Bourcy. Malheureusement le parachute ne s’est pas ouvert, et le corps sans vie a été retrouvé au sud de la « Ferme de Rouvroy ». Il s’agit vraisemblablement du corps du Lt Preston, le pilote.

Les deux hommes capturés et emmenés en captivité sont :

Le Sgt Roy C. MEYERS, opérateur radio.

Le 2Lt Ora SPAID, navigateur.

Dans un récit datant d’après la guerre, le Lt Spaid explique que l’évacuation de l’avion put se faire systématiquement et sans précipitation. Les hommes sautèrent un par un par la porte arrière. C’est ainsi que les hommes atterrirent relativement loin les uns des autres.

Le Sgt Meyers sauta le premier,  le Lt Spaid sauta le cinquième, ils furent tous deux capturés. Les 3 hommes ayant sauté en 2e , 3e, et 4e position purent échapper à l’ennemi. Cela montre bien que les troupes au sol étaient assez dispersées.

Tous ceux qui sautèrent après le Lt Spaid échappèrent également à l’ennemi.

Liste des hommes ayant échappés aux allemands et extraits de leurs rapports d’évasion.
Remarque importante :
Par le passé, nous avons remarqué que des erreurs pouvaient exister dans les rapports d’évasion ou d’accident, notamment  dans la localisation des lieux de crashes ou des coordonnées. Il faut donc prendre ces informations avec une grande prudence.

F/O Orville M SHULTZ, bombardier.
Il suppose que ceux qui ont sauté avant lui sont tombés en territoire ennemi.
Il signale que le pilote automatique était enclenché.
D’après lui, l’avion a été abattu près de Malmédy. 
Il dut se cacher dans un tas de bûches, car des allemands se trouvaient non loin de lui.
Il se mit ensuite en marche à la rencontre des américains.
C’est 18 heures après son atterrissage qu’il à rencontré des hommes du 635e Bataillon américain de destructeurs de chars.

Sgt Delmar J. GALLOWAY,  mitrailleur latéral.
Il signale que l’avion n’avait pas de dégâts, mais bien 3 moteurs en panne.
Lui aussi prétend que l’avion est tombé près de Malmédy 
Il donne Bullange comme point d’atterrissage en parachute.
Il s’est caché durant environ 4 heures avant d’aller à la rencontre de troupes américaines vues dans un village proche.
Il a été recueilli par 102e  Bataillon de Cavalerie.

2Lt William E. BENDT, co-pilote.
Il signale avoir sauté à 5 miles au NE de St Vith, près d’un village.
Il dit que l’avion est tombé à la frontière germano-luxembourgeoise.
Il a marché vers le SO durant 6 heures et rencontra un fermier près de Commanster.
Les américains n’étaient pas loin et, après l’arrivée de 3 destructeurs de chars, il fut conduit au poste de commandement de Commanster.
Il fut évacué vers Bruxelles, puis vers la France.
C’est par un MP qu’il apprit le décès de son pilote.

S/Sgt Robert H. EASLEY, mécanicien.
Le premier village rencontré est Heeresburg en Belgique.
(Il existe un village dénommé  Herresbach, au nord-est de St Vith. Est-ce le village dont Robert Easley veut parler ?)
A la question « Où est tombé l’avion ? » il répond : « A 25 miles au sud-ouest de St Vith ».  
Easley atterrit en parachute dans l’arbre d’une forêt et se coupe aux jambes.
Il entend des tirs à l’ouest.
Il marche vers l’ouest jusque 19h30, il avait atterri vers midi.
Il remarque beaucoup de troupes allemandes et il entend des chars.
Il dormit dans un champ jusque 6h30 et marcha dans les bois jusque 08h15.
Des troupes américaines passèrent et il resta avec eux une journée. C’était une unité de cavalerie blindée de reconnaissance.
Il fut conduit en  à un poste de commandement à l’échelon arrière, puis vers Sedan en France, puis vers Soissons et Paris.
Il précise d’autre part qu’il a contacté l’unité de cavalerie près de la frontière allemande, à la pointe nord de la province de Luxembourg.
20 heures se sont écoulées entre son atterrissage et sa rencontre avec les américains.

Sgt Dorsey E. WILSON, mitrailleur ventral.
Il signale que l’avion est tombé à la frontière belgo-allemande. Il n’a pas vu l’épave.
Il a atterri  à environ 200m d’un bois près d’Amelscheid.
Il vit deux allemands s’avancer vers lui. Il prit son parachute et s’enfuit dans les bois.
Les allemands firent feu, et il accéléra encore.
Il put se cacher dans un tas de bois et les allemands continuèrent leur poursuite, comme s’ils croyaient qu’il était toujours devant eux.
Il resta dans cette cachette durant 3 heures puis se s’enfonça plus profondément dans les bois.
Il se cacha ensuite dans un bois de jeunes sapins, camouflé en plus par des branchages.
Il resta deux jours dans cette cachette, car des allemands sont arrivés et avaient mis un canon de 88mm en batterie. Il ne put rien boire ni manger durant ces deux jours.
Il sortit de sa cachette lorsqu’il aperçut des américains, c’était une unité du 102e bataillon de cavalerie.

Sgt Laurie S. HORNER, mitrailleur arrière.
Il signale qu’il a atterri dans des arbres à 16km derrière les lignes allemandes.
D’après lui, l’avion est tombé en Belgique, sans autre précision.
Il s’est caché jusqu’à la tombée de la nuit.
C’est après 5 jours qu’il fut récupéré par une unité du 102e bataillon de cavalerie.
Il a survécu durant cette période grâce à son kit d’évasion.


Monsieur Guy Maquet raconte que l’avion volait tellement bas qu’il rasait le toit des maisons. Il sectionna un poteau électrique avant de s’écraser un peu plus loin dans une prairie. 
Vue générale de la région de l’accident.
Débris du B17

vendredi 31 août 2012

18 C-47 abattus en ravitaillant Bastogne


Il n’y a pas que des bombardiers et des chasseurs qui furent perdus durant la guerre.
Les avions de transport subirent également de lourdes pertes.
Au moins 18 C-47 furent perdus entre le 23 et le 27 décembre 1944
en ravitaillant Bastogne.

Ces C-47 faisaient partie du 439e TCG (Groupe de Transport de Troupes)
basés à Châteaudun (France).

Le site suivant donne des informations très intéressantes sur l’histoire de cette ville et de son aérodrome :  http://memoireethistoire.com/

 Voici l’un d’entre eux :
C-47A  N°:  42-100644 - 439e TCG - 91e TCS   MACR : 10906

vendredi 29 juin 2012

Caractéristiques C 47

Historique du Douglas C-47 Skytrain
Un C-47 portant des charges supplémentaires sous le fuselage (Photo Fold3.com)

Source: avionslegendaires.net
Le bazooka, la jeep, la bombe atomique, et le DC-3 furent les instruments de la victoire alliée dans la seconde guerre mondiale selon Eisenhower. Cet avion immortel, conçu par A. E. Raymond et E. F. Burton en 1935, était adapté de l'avion de ligne commercial DC-3 Dakota et a été employé pour transporter du personnel et du fret, remorquer des planeurs et larguer des parachutistes. Le C-47 était célèbre par sa fiabilité, sa polyvalence, et sa capacité à supporter des charges bien plus lourdes que ce qui était prévu.

L'origine du C-47 est étroitement et directement reliée à l'apparition du Douglas DC-3, qui a fait son premier vol en décembre 1935. Il est entré la première fois en service avec les lignes aériennes américaines en juin 1936, sur la nouvelle liaison New York-Chicago. Les militaires avaient acquis des DC-2, et commandèrent une version renforcée et adaptée au service militaire du DC-3. Les premières commandes ont été passées en 1940, et les premiers modèles de production ont été fournis aux unités l'année suivante. Quand les Etats-Unis entrèrent en guerre, le besoin d'avions de transport augmenta, particulièrement dans le Pacifique. Il fut exigé un meilleur plafond afin de voler au-dessus de l'Himalaya entre l'Inde et la Chine. A cette fin le C-47B fut développé, avec des moteurs plus puissants et une plus grande capacité de carburant.

Il fut célèbre pour avoir parachuté les troupes américaines derrière les lignes ennemies lors du Jour-J, et lors du pont aérien d'après-guerre pour sauver les habitants de Berlin du blocus russe. Le C-47 était si utile qu'il a été employé par les militaires en Corée et au Vietnam. Pendant la guerre du Vietnam, de vieux C-47 ont été transformés en avions d'attaque au sol en installant des miniguns dans le fuselage, ils furent désignés AC-47 Spookie. Il furent les ancêtres de l'AC-130 Spectre.

Plus de 13.000 C-47 ont été construits : dont 10.123 ont été construits pour les Etats-Unis, 487 sous licence par le Japon (Showa L2D), presque 2.000 en Russie (Lisunov Li-2), et plus de de 800 pour des lignes aériennes civiles juste avant la guerre. Il a été connu sous différentes désignations (C-47, C-53, R4D) et différents surnoms : Skytrain, Skytrooper, Dakota (RAF), Gooney Bird, par la désignation civile DC-3, et d'autres désignations militaires comme C-49 ou C-84. Ces appareils sont restés en service dans l'USAF pendant encore deux décennies. Le dernier Dakota de l'USAF fut retiré en 1975. Aujourd'hui des DC-3 ou des C-47 volent toujours, mais dans le civil.



Voici quelques photos illustrant différentes utilisations du C-47 (Photos Fold3.com)

Remorquage d’un planeur

Transport de blessés

Transport de sang destiné aux secouristes de première ligne

Embarquement de parachutistes

Chargement et parachutage de matériel

Chargement d’une jeep



Caractéristiques techniques

Modèle :

Douglas C-47 Skytrain
Envergure :

29.11 m
Longueur :

19.43 m
Hauteur :

5.20 m
Motorisation :

2 moteurs Pratt Whitney R-1830-92
Puissance totale :

2 x 1250 ch
Armement :

-



Charge utile :

28 passagers ou 4535 kg de fret
Poids en charge :

11794 kg
Vitesse maximale :

368 km/h
Plafond pratique :

7100 m
Distance franchissable :

2400 km
Equipage :

2 (+ 1 radio et 1 mécanicien)

Crash de C47 à Bastogne


Des C-47 survolant la région de Bastogne afin de ravitailler les troupes encerclées.
Photo Fold3.com
Il n’y a pas que des bombardiers et des chasseurs qui furent perdus durant la guerre. Les avions de transport subirent également de lourdes pertes. Au moins 18 C-47 furent perdus entre le 23 et le 27 décembre 1944 en ravitaillant Bastogne.

Voici l’un d’entre eux:
C-47A  N°:  42-100644 - 439e TCG - 91e TCS   MACR : 10906
Le 27 décembre 1944, le C-47 du Lt Hurley décolla de Chateaudun (France) avec les autres avions du 91e TCS. Leur but était de venir ravitailler les troupes américaines encerclées à Bastogne. L’avion du Lt Hurley fut atteint par la flak et alla s’écraser à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bastogne.

Extraits des informations du MACR 10906 :
Informations recueillies après les interrogatoires du Lt Clifford A. Richards, pilote de l’avion suivant le 644 dans la formation, et du T/Sgt Marion Wisherd, mécanicien de l’avion volant deux places derrière le 644 dans la formation.
Lors de la mission du 27 décembre 1944, la formation avait largué les planeurs au dessus de la zone d’atterrissage quand elle effectua un virage pour retourner à la base.
Croisant une route à approximativement 50° 01’ nord et 05° 39’ est, la formation rencontra un tir de barrage de flak légère, intense et précis.
Le moteur gauche le l’avion 644 fut touché et prit feu. Le feu se propagea le long du fuselage. Le Lt Clifford A. Richards, de l’avion suivant, déclara que le 644 continua momentanément son vol, puis s’éleva durant quelques secondes vers la gauche de la formation en effectuant un virage de 90°. Puis, quelques secondes plus tard, il piqua du nez et s’écrasa dans un champ à 49° 59’ nord et 05° 35’ est. Il était 12h31. Le Lt Richards et le T/Sgt Wisherd déclarèrent que le pilote de l’avion 644 n’avait plus le contrôle de l’avion lorsqu’il quitta la formation à une altitude de 3000 pieds.
Un membre de l’équipage sauta quelques secondes après que l’avion n’ait été atteint, et deux autres suivirent lorsque l’avion piqua du nez. On ne sait pas si les hommes atterrirent en sécurité ou pas, les témoins observant l’avion plutôt que les parachutes.

EQUIPAGE
Pilote : 1Lt James F. HURLEY
Il fut fait prisonnier jusqu’à sa libération en avril 1945. Il servit dans l’US Air Force durant la guerre de Corée. Il est décédé le 07 janvier 2012 à l’âge de 90 ans
Co-pilote : Lt Lester J EPSTEIN
Il fut capturé et assassiné par les allemands
Mécanicien : S/Sgt Marion B.MacCARTER
Il fut tué après avoir sauté en parachute. Le témoignage du Sgt KORTAS laisse supposer     qu’il a été atteint par un tir latéral
Radio : Sgt Harry A. KORTAS
Il réussit à échapper aux allemands

Extraits du rapport d’évasion N° 2789 du Sgt Kortas :
Le 27 décembre 1944 aux environs de 11h00, le 439e TCG décolla de la base A39 pour une mission de ravitaillement de la 101e Division Airborne qui était encerclée par les allemands à Bastogne. Nous tractions des planeurs qui furent largués avec succès à Bastogne.
Nous fûmes touchés par la flak au moment où nous tournions pour quitter la zone, et notre C-47 prit feu. Tout l’équipage pu évacuer l’appareil en sécurité. Je pense que le Lt Hurley était blessé car un obus de flak arriva juste entre ses jambes et prit feu sur le plancher de l’avion.
Le pilote donna l’ordre d’évacuer l’avion, car les fumées devenaient insupportables et les flammes ne pouvaient pas être contrôlées. Le mécanicien, le S/Sgt Marion McCarter fut le premier à sauter, suivi par moi-même, puis arriva le Lt Epstein suivi du Lt Hurley.
Le S/Sgt McCarter semblait être inconscient, car ses mains ne tenaient pas les suspentes de son parachute. Tout semblait bien aller pour les deux officiers. A l’arrivée au sol, je vis les allemands capturer le Lt Epstein. Je me cachai dans les bois environnants tandis que les allemands me cherchaient. Je ne vis plus rien d’autre concernant les deux autres membres de mon équipage.
Je restai dans les bois pour me cacher jusqu’à la nuit, puis je me mis en route vers le sud-ouest, à la rencontre de nos troupes que j’estimai être approximativement à 15 miles.
Le Sgt Kortas fut aidé par un fermier de Gérimont (Sainte-Ode) où les américains arrivèrent le 02 janvier 1945. 
Lieu supposé du crash suivant les coordonnées du MACR



mercredi 20 juin 2012

Crash d'un P-38 à Malempré

Le P-38J-15  N°:  43-28823  -  474e FG - 428e  FS
MACR: 11900
Le 25 décembre 1944, le Lt Bobbie RANKIN décolle avec son escadrille de la base de Florennes pour une mission de mitraillage et de bombardement en piqué. L’objectif se situe aux coordonnées P-5589 dans la région de Malempré.
Vers 13h15, le Lt RANKIN sera malheureusement abattu par la flak.

Photo 474th Fighter Group

1Lt Bobbie R. RANKIN  # O-756022 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle : Parcelle B, Rangée 7, Tombe 33
Décorations :  Distinguished Flying Cross, Air Medal avec palme

Témoignage Du Lt Jack A. PEMBERTON:
Lors de la deuxième mission du 25 décembre 1944 je volais en position Red 3. Le Lt Rankin commandait le Red Flight. Nous localisâmes notre objectif et effectuâmes notre bombardement. Il fut nécessaire de faire deux passes sur l’objectif et, lors de la seconde passe, je vis Red leader, le Lt Bobbie R. Rankin, percuter le sol et exploser.
Le lieu du crash se situe au nord-est de La Roche, à 1 mile au sud-est de Grandménil, Belgique, aux coordonnées P-545877. Il était 13h55. 

Témoignage du Lt John N. COUBERLY :
Je volais en position de couverture pour le 428e Fighter Squadron quand je vis un avion du 428e s’écarter pour mitrailler. J’observai le leader, le Lt Bobbie R. Rankin, effectuer son piqué et son avion prit feu lorsqu’il se stabilisa. Il remonta de 200 ou 300 pieds puis plongea vers le sol. L’appareil explosa au point d’impact. J’étais le Yellow leader du 430e FS.
Point de chute indiqué par le LT Pemberton. (P-545877)
Mr Gary KOCH, Historien officiel du 474e FG, précise, lui aussi, que l’avion s’est écrasé à 2km au sud-est de Grandménil, ce qui correspond à la zone indiquée par le Lt Pemberton.

lundi 18 juin 2012

Crash d'un P38 à Champlon


Le P-38 J-15  N°:  42-104077  -  370e FG - 485e  FS 
MACR: 11407
1Lt Don G. ANDRUS  
Le 25 décembre 1944, vers 9h30, le 370e Fighter Squadron, venant de la base de Florennes, était en mission de reconnaissance armée du côté de Champlon. Suivant le MACR, c’est là que le Lt ANDRUS fut abattu.

1Lt Don G. ANDRUS  # O-754044 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle : Parcelle H, Rangée 1, Tombe 3
Décorations : Silver Star, Air Medal avec 11 étoiles d’or,  Purple Heart avec palme
Source: MACR 11407

Témoignage du Lt Liebert W. Bower Jr:
Je volais en position #2 dans le Flight Zenith Blanc, comme ailier du Lt ANDRUS.
Afin d’identifier le traffic sur une route à proximté de P-3970 (région de Champlon) (à environ 36 miles au sud de Liège), le Lt ANRUS et moi descendîmes pour investiguer.
Nous reçûmes des tirs intenses et précis de flak légère depuis les bois entourant la route, et le Lt ANDRUS ne remonta pas de son piqué. J’observai son avion percuter le sol et exploser. Je pense que le Lt ANDRUS ne sortit pas de l’avion.
Point de chute supposé du P-38 du Lt ANDRUS suivant les coordonnées du MACR

vendredi 15 juin 2012

Crash d'un F-6C à Tellin

Le F-6C Phyllis au décollage 
F-6C  -  N° 42-103211 “Phyllis“  10e Photo Group
15e Squadron de Reconnaissance Tactique
MACR 11426

Suivant le MACR N° 11426, le Lt TENNY fut tué le 24 décembre 1944 vers 11h20. Il était aux commandes de son F-6C dénommé « Phyllis ». Le F-6C est une version de reconnaissance du célèbre chasseur P-51 Mustang.
  
Le 2Lt Alfred R. TENNY Jr # O-821809 repose au cimentière Américain de Henri-Chapelle
Parcelle H, Rangée 10, Tombe 42
Décorations : Air Medal , Purple Heart


Témoignage du Lt Donald Dowell :
Le 24 décembre 1944, vers11h20, nous effectuions une mission de reconnaissance visuelle dans une zone au nord–ouest de Bastogne. Nous volions à une vitesse approximative de 300 miles/heure à une altitude d’environ 3500 pieds, quand mon ailier, le 2Lt Alfred R. TENNY, m’appela pour me signaler que nous étions pris pour cible par la flak.
Je regardai et je vis un trou dans mon aile. Le Lt TENNY m’appela à nouveau et me dis que, bien que n’étant pas blessé, son avion avait été touché et qu’il devait sauter. Je lui dis de voler vers l’ouest aussi loin que possible et il prit cette direction. Je tournai autour de lui.
Je pensai voir le Lt TENNY quitter son avion, mais des rapports ultérieurs ont indiqué que son parachute était blanc et cette couleur ne coïncidait pas avec celle de l’objet observé.
Je suivis l’avion dans sa chute et je tournai autour de la zone durant environ 5 minutes. Je ne pus voir aucune trace du Lt TENNY.
Je pris la direction du retour. Au dessus de la partie sud de la « zone 03 », j’appelai pour avoir un cap. A la réception des instructions, je consultai les instruments de bord. Tous les indicateurs étaient en « normal » comme s’ils avaient été bloqués après avoir été touché par la flak.
Je sentis une odeur d’huile brûlée et je vis de la fumée venant du moteur en même temps que du liquide de refroidissement  suivis de fumée noire et de flammes blanches. Je décidai de sauter et j’appelai « Ripshaw » pour qu’il fasse le point pour que ma position soit connue.
J’atterris à 16 kilomètres à l’est de Florenville et je retournai à la base le lendemain.

Le Lt Dowell ayant atterri dans une zone alliée, aucun MACR n’a été rédigé. Nous n’avons donc actuellement aucun autre détail concernant son cas.

La carte figurant dans le MACR

Suivant la carte du MACR, le Lt TENNY se serait écrasé dans la région de Tenneville.
Mais en novembre 2015, Mr Sébastien Piton, ayant vu les informations de ce blog, nous contactait en nous disant qu’il avait trouvé des pièces de P-51/F-6C à deux kilomètres au sud de Tellin, c-à-d à 20 kilomètres à l’ouest de Tenneville. Le Lt Dowell se serait-il trompé dans son estimation ? S’agit-il d’un autre P-51/F-6C ? 
Disposant des indications de Mr Piton, nous avons demandé plus d’informations au Musée de l’Air de Bruxelles qui confirme que c’est bien le P-51/F-6C du Lt Tenny qui s’est écrasé à environ deux kilomètres au sud de Tellin. (carte ci-dessous)