jeudi 24 février 2011

Langlire 29 janvier 1944


Sources :Rapports d’évasions( E&E reports)
Musée de l’air de Bruxelles

Le 29  janvier 1944, lors d’une mission sur Francfort, le B-17 est touché par un chasseur allemand. L’appareil est renseigné comme s’étant écrasé près de Prüm, en Allemagne, à l’Est de Saint-Vith.


Les informations du Musée de l’Air à Bruxelles indiquent LANGLIRE (non confirmé avec certitude) comme lieu du crash, ce qui paraît plus vraisemblable puisque l’équipage a sauté dans la région de Gouvy- Baclain.

N.B. : Sur les rapports d’évasion les lieux d’atterrissages suivants sont mentionnés :
           Baclain: Hoverkamp et Taylor
           Gouvy: W.Shepard, Lawson, Budelman
           Stavelot : est mentionné par Prosperi, mais il semble qu’il désigne le lieu où l’avion a été touché.

Récit paru sur http://www.cometeline.org:

Outre Sheppard, qui comme les autres saute à hauteur de Baclain, à 15 km au NE de Houffalize, d’autres membres de l’équipage parviennent à s’évader, certains étant arrêtés par la suite.

Le pilote, Capt. Douglas K. Hoverkamp est évadé (E&E 2416), de même que le radio, T/Sgt Orvin V. Taylor, le mitrailleur ventral S/Sgt Benjamin H. StJohn (qui sera évacué vers la Suisse, qu’il atteindra le 11 mai 1944).

Le mitrailleur gauche S/Sgt Clement C. Budelman (E&E 2352) le mitrailleur droit S/Sgt Howard D. Lawson (a rejoint les forces alliées le 19 juin 1944) et le mitrailleur arrière, S/Sgt Warren J. Prosperi.

Le copilote, Lt Ernest J. Hoppe sera fait prisonnier. Le bombardier Lt Frank Paisano  Jr, d’abord évadé, sera arrêté par la suite, de même que le mitrailleur dorsal T/Sgt Wendell J. Shepard qui indique dans le MACR qu’il a vu le navigateur Sheppard , StJohn, Lawson et Paisano en février 1944 à Val-Saint-Lambert, près de Liège.

Caractéristiques B17

Vidéo B17 :http://wn.com/B-17_Flying_Fortress
Le B-17 fut le plus célèbre des bombardiers lourds de l'US Army Air Force. Son impressionnant armement défensif justifiait pleinement son nom de Flying Fortress (Forteresse volante). Le B-17 était un avion incroyablement robuste. Certains réussirent à regagner leur base sur un seul moteur, tandis que d'autres, étaient tellement endommagés à leur retour qu'il fallut les envoyer directement à la casse. Il doit cette notoriété à la fois à son nom, très populaire, et à la part qu'il prit aux raids de jour sur l'Europe, raids qui donnèrent lieu à l'une des batailles les plus féroces de tous les temps. 

En fait, la forteresse volante telle qu'elle avait été conçue à l'origine était presque dépassée lorsque les États-Unis entrèrent en guerre. Le prototype Boeing
299 a fait son premier vol le 27 juillet 1935. En raison de son succès sur un parcours de 3 400 km sans escales en 9 heures à une vitesse moyenne de 373 km/h, l'US Air Force a commandé 14 Boeing 299, machines de présérie désigné YB-17 et YB-17A. La livraison a commencé le 17 janvier 1937. Cet appareil fut suivi par les premières commandes d'avions désignés B-17B, B-17C et B-17D (env. 40 modèles de chaque).

C'était alors le seul bombardier quadrimoteur monoplan au monde en 1935. Il était prévu pour opérer à des altitudes moyennes, ne nécessitant pas pour l'équipage l'emploi de l'oxygène. Sa mission première était de patrouiller au-dessus de la mer, loin de ses bases, en portant des bombes. Lorsqu'on décida d'installer des turbocompresseurs pour permettre à l'appareil d'évoluer à ce qui était alors de très hautes altitudes (vers 8.000 ou
9.000 m), et en faire un bombardier stratosphérique, l'avion montra un certain nombre de faiblesses. La surface des empennages était insuffisante pour assurer une bonne stabilité à haute altitude.

Considéré comme arme offensive, le B-17 était pourvu de moyens de défense totalement insuffisants, compte tenu des progrès réalisés par les avions de chasse en matière de performances et d'armement, progrès amplement démontrés durant les deux premières années de guerre en Europe. Il fallut donc, en toute hâte, redessiner la forteresse, en la dotant notamment en  matière de performances et d'armement, progrès amplement démontrés durant les deux premières années de guerre en Europe. Il fallut donc, en toute hâte, redessiner la forteresse, en la dotant notamment d'une structure nouvelle du bord de fuite de l'aile.

Le premier modèle équipé des empennages agrandis fut le B-17E (512 exemplaires), armé d'une mitrailleuse de
7,62 mm et de douze mitrailleuses de 12,7 mm. Il fut aussi le premier à mériter vraiment le nom de forteresse volante, les modèles les plus utilisés allaient être les le B-17F (3.405 exemplaires), avec un nez vitré; et le B-17G (685 exemplaires) avec un armement plus lourd (13 mitrailleuses de calibre 50 et une tourelle commandée à distance dans le nez pour contrer les attaques frontales); de plus grands réservoirs de carburant à obturation automatique, une section arrière modifiée pour une plus grande stabilité aux altitudes élevées et un habitacle pour le mitrailleur arrière plus confortable.

A côté de ces modèles de production, plusieurs appareils servirent à des fin expérimentales ou à d'autres tâches que le bombardement comme la reconnaissance, le transport, le sauvetage en mer ou même l'attaque des abris à U-boot avec les BQ-7 Aphrodite contrôlés par radio et chargés de 5 449 kg d'explosifs. Autres utilisateurs du B-17, la RAF avec plus de 200 appareils et... l'Allemagne qui employèrent une vingtaine de B-17 capturés intacts ou réparés. Ces appareils servirent surtout à étudier les meilleures tactiques d'assaut mais aussi à des opérations clandestines
Modèle :

Boeing B-17G Flying Fortress
Envergure :

31.80 m
Longueur :

22.80 m
Hauteur :

5.80 m
Motorisation :

4 moteurs Wright R-1820-97
Puissance totale :

4 x 1200 ch
Armement :

13 mitrailleuses de 12.7 mm
charges offensive de
2724 kg



Charge utile :

-
Poids en charge :

29700 kg
Vitesse maximale :

462 km/h
Plafond pratique :

10670 m
Distance franchissable :

1760 km
Equipage :

10


Postes mitrailleuses B17

Moteur Wright R-1820-97  1200 cv  9cyl.  30 litres  Refroidis.air avec turbo compresseur 
Information moteur svt site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wright_R-1820
D'autres photos, intérieure d'un B17 http://www.mrprophead.com/wwIIB17.htm
Armenent  http://freepages.military.rootsweb.ancestry.com/~josephkennedy/sperry_ball_turret.htm

Equipage B17 Langlire

Le DUFFY’S TAVERN – Equipage non identifié

EQUIPAGE

 

Pilote

Capt
Douglas K. HOVERKAMP
EVD

Co-pilote
1Lt
Ernst J. HOPPE

PG


Bombardier
1Lt
Frank PAISANO
PG

Navigateur
1Lt
Meyles A. SHEPPARD
EVD

Tourelle Supérieure
T/Sgt
Wendell J. SHEPERD
PG

Radio
T/Sgt
Orvin TAYLOR
EVD

Tourelle ventrale
S/Sgt
Benjamen H. StJOHN
EVD

Mitrailleur latéral
S/Sgt
Howard W. LAWSON
EVD

Mitrailleur latéral
S/Sgt
Clement C. BUDELMAN
EVD

Mitrailleur arrière
S/Sgt
Warren J. PROSPERI
EVD

lundi 14 février 2011

B17 touché retour à la base

Certains avions étaient fortement endommagés par l’artillerie anti-aérienne ou les chasseurs ennemis et ne parvenaient à rentrer à leur base que grâce à l’expérience de leur équipage.

Voici un exemple parmi d’autres :
B-17  -  N° 43-38172   “Lovely Julie” 
398e  BG – 601e BS
Le 15 octobre 1944, lors d’une mission sur Cologne, le B-17 « Lovely Julie »  piloté par le 1Lt Lawrence DELANCEY fut atteint par un coup direct de la flak.
Un obus de 88 plia la tourelle avant et explosa dans le compartiment avant.
Le S/Sgt George ABBOT fut tué sur le coup, et le navigateur, le 2Lt Ray LEROUX fut blessé.

Le pilote retourna à la base sans instruments, avec le pare-brise partiellement recouvert par des débris du compartiment avant. L’explosion détruisit aussi la radio, l’intercom, les conduits d’oxygène, ainsi que le système hydraulique en-dessous du cockpit. Cela signifiait que les freins seraient inutilisables à l’atterrissage.

Le navigateur se tint entre les pilotes et leur donnait un cap de mémoire quand il trouvait un  point de repère au sol.

Ils durent voler à basse altitude à cause du manque d’oxygène, ce qui les exposa à quelques tirs venant du sol. Les chasseurs n’étaient pas un problème étant donné la protection offerte par la présence de 2 P-51 

Etonnamment, le 1Lt Delancey réussit un parfait atterrissage à la base de Nuthamstead.

dimanche 13 février 2011



Crash d'un P 47 à Houffalize

Le 24 décembre 1944
Un  P-47D-26-RA  -  N° 42-28402   406e FG - 514e FS
MACR 11425 s'écrase au lieu dit l'ermitage
Sources:
Mr Luc Vervoort ( via le forum de  armyairforces.com)
Mr Didier Badiqué  (http://p-47.database.pagesperso-orange.fr/index.html )
Mr Caprasse (SEGNIA, Houffalize)
MACR  11425

Le 24 décembre 1944 aux environs de 10h00, des P-47 Thunderbolt américains attaquaient des positions d’artillerie ennemie en les mitraillant à basse altitude.
Un des avions, le P-47 du 1Lt Arthur B. SHELDON Jr  O-911967 fut touché par la flak probablement entre Houffalize et Taverneux (coord. 50°08’N – 5°47’E) et le pilote fut tué.
L’appareil s’écrasa près du lieu dit « l’ermitage » à Houffalize. 


1Lt Arthur B. SHELDON Jr  O-911967 fut tué 
First Lieutenant, U.S. Army Air Forces
Service # O-811967
514th Fighter Squadron, 406th Fighter Group
Entered the Service from: Massachusetts
Died: 24-Dec-44
Buried at: Plot B Row 4 Grave 14
Luxembourg American Cemetery
Luxembourg City, Luxembourg


Témoignage du Major George I. RUDDEL

(Source : MACR 11425)
Nous avions mitraillé des véhicules et des positions de canons de 40mm au nord et nord est de Bastogne. Le Lt Sheldon remontait après un mitraillage près de Houffalize et je vis qu’une batterie de 4 canons de 40mm faisait feu sur lui. Je l’appelai et il répondit « Je les vois, je vais les avoir ». Il se lança dans un piqué. Au même moment, je vis une autre batterie de 4 canons tirant sur nous et je plongeai sur eux tandis que le Lt Sheldon s’occupait des autres. Quand je remontai, je vis les débris d’un avion brûlant au sol près d’une batterie supplémentaire de canons. Un appel radio indiqua que le Lt Sheldon était manquant. Il était en piqué et trop bas pour sauter lorsque je le vis pour la dernière fois.

Il avait attaqué une autre batterie que celle pour laquelle je l’avais appelé.



Le cercle indique la zone probable où l’avion aurait  été touché, et le triangle indique la zone où il s’est écrasé.

Caractéristiques du P-47

Voir caractéristiques du P-47 de Rettigny