vendredi 29 juin 2012

Crash de C47 à Bastogne


Des C-47 survolant la région de Bastogne afin de ravitailler les troupes encerclées.
Photo Fold3.com
Il n’y a pas que des bombardiers et des chasseurs qui furent perdus durant la guerre. Les avions de transport subirent également de lourdes pertes. Au moins 18 C-47 furent perdus entre le 23 et le 27 décembre 1944 en ravitaillant Bastogne.

Voici l’un d’entre eux:
C-47A  N°:  42-100644 - 439e TCG - 91e TCS   MACR : 10906
Le 27 décembre 1944, le C-47 du Lt Hurley décolla de Chateaudun (France) avec les autres avions du 91e TCS. Leur but était de venir ravitailler les troupes américaines encerclées à Bastogne. L’avion du Lt Hurley fut atteint par la flak et alla s’écraser à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bastogne.

Extraits des informations du MACR 10906 :
Informations recueillies après les interrogatoires du Lt Clifford A. Richards, pilote de l’avion suivant le 644 dans la formation, et du T/Sgt Marion Wisherd, mécanicien de l’avion volant deux places derrière le 644 dans la formation.
Lors de la mission du 27 décembre 1944, la formation avait largué les planeurs au dessus de la zone d’atterrissage quand elle effectua un virage pour retourner à la base.
Croisant une route à approximativement 50° 01’ nord et 05° 39’ est, la formation rencontra un tir de barrage de flak légère, intense et précis.
Le moteur gauche le l’avion 644 fut touché et prit feu. Le feu se propagea le long du fuselage. Le Lt Clifford A. Richards, de l’avion suivant, déclara que le 644 continua momentanément son vol, puis s’éleva durant quelques secondes vers la gauche de la formation en effectuant un virage de 90°. Puis, quelques secondes plus tard, il piqua du nez et s’écrasa dans un champ à 49° 59’ nord et 05° 35’ est. Il était 12h31. Le Lt Richards et le T/Sgt Wisherd déclarèrent que le pilote de l’avion 644 n’avait plus le contrôle de l’avion lorsqu’il quitta la formation à une altitude de 3000 pieds.
Un membre de l’équipage sauta quelques secondes après que l’avion n’ait été atteint, et deux autres suivirent lorsque l’avion piqua du nez. On ne sait pas si les hommes atterrirent en sécurité ou pas, les témoins observant l’avion plutôt que les parachutes.

EQUIPAGE
Pilote : 1Lt James F. HURLEY
Il fut fait prisonnier jusqu’à sa libération en avril 1945. Il servit dans l’US Air Force durant la guerre de Corée. Il est décédé le 07 janvier 2012 à l’âge de 90 ans
Co-pilote : Lt Lester J EPSTEIN
Il fut capturé et assassiné par les allemands
Mécanicien : S/Sgt Marion B.MacCARTER
Il fut tué après avoir sauté en parachute. Le témoignage du Sgt KORTAS laisse supposer     qu’il a été atteint par un tir latéral
Radio : Sgt Harry A. KORTAS
Il réussit à échapper aux allemands

Extraits du rapport d’évasion N° 2789 du Sgt Kortas :
Le 27 décembre 1944 aux environs de 11h00, le 439e TCG décolla de la base A39 pour une mission de ravitaillement de la 101e Division Airborne qui était encerclée par les allemands à Bastogne. Nous tractions des planeurs qui furent largués avec succès à Bastogne.
Nous fûmes touchés par la flak au moment où nous tournions pour quitter la zone, et notre C-47 prit feu. Tout l’équipage pu évacuer l’appareil en sécurité. Je pense que le Lt Hurley était blessé car un obus de flak arriva juste entre ses jambes et prit feu sur le plancher de l’avion.
Le pilote donna l’ordre d’évacuer l’avion, car les fumées devenaient insupportables et les flammes ne pouvaient pas être contrôlées. Le mécanicien, le S/Sgt Marion McCarter fut le premier à sauter, suivi par moi-même, puis arriva le Lt Epstein suivi du Lt Hurley.
Le S/Sgt McCarter semblait être inconscient, car ses mains ne tenaient pas les suspentes de son parachute. Tout semblait bien aller pour les deux officiers. A l’arrivée au sol, je vis les allemands capturer le Lt Epstein. Je me cachai dans les bois environnants tandis que les allemands me cherchaient. Je ne vis plus rien d’autre concernant les deux autres membres de mon équipage.
Je restai dans les bois pour me cacher jusqu’à la nuit, puis je me mis en route vers le sud-ouest, à la rencontre de nos troupes que j’estimai être approximativement à 15 miles.
Le Sgt Kortas fut aidé par un fermier de Gérimont (Sainte-Ode) où les américains arrivèrent le 02 janvier 1945. 
Lieu supposé du crash suivant les coordonnées du MACR



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