samedi 23 février 2019

Crash d'un B17 à Ottré - Joubiéval (bois de Hestreu) le 29 janvier 1944


B-17 G  -  N° 42-31050  - 379e BG - 525e BS
MACR 2874

Informations aimablement transmises par
Monsieur Jean-François Noirhomme de Joubiéval

- « Le 29 janvier 1944 au petit matin a eu lieu une opération de grande envergure menée par les bombardiers de la 8e Air Force situés dans l'est de l’Angleterre.
- C'est ainsi que des dizaines de bombardiers B17 américains décollent  depuis les nombreuses bases situées dans l'est de l’Angleterre comme Kimbolton pour une mission au dessus de l'Allemagne et plus précisément Frankfurt où des objectifs stratégiques (entre autre une usine de fabrication d’éléments de moteurs) ont été repérés et doivent être détruits pour ralentir l'effort de guerre nazi.
- Ce jour là, ce sont au total des centaines d'avions qui se retrouvent dans le ciel :
principalement des B17 et des  B24.  Les différentes escadrilles se rejoignent dans le ciel en formant d'immenses formations en vol.  Le spectacle est impressionnant.
- Parmi ces bombardiers, le B17 42-31040 de Hoverkamp (qui s'écrasa le même jour non loin de Baclain-Langlire et qui figure par ailleurs sur ce blog) mais également  le B-17 42-31050 de Rhyner.
- Le 42-31050 de Rhyner a lui aussi subi des avaries.  Même s'il est  parvenu à reprendre la route de l'Angleterre les moteurs s'arrêtent les uns après les autres et Rhyner donne l'ordre à ses hommes de sauter en parachute.
- Les premiers tombent dans la région de Gouvy tandis que Rhyner saute au dessus de Wibrin. 
Il a bloqué les commandes du B17 qui continue son chemin.  Mais, avec un seul moteur fonctionnant, le B17 continue sa route sur une quinzaine de kilomètre en opérant un virage vers la droite (Puisque sans pilote à bord pour compenser la dérive)
- C'est ainsi que les habitants de Sart Joubiéval en ce 29 janvier 1944 voient un bombardier américain B17 en perte de vitesse traverser le ciel de Joubiéval en direction de la route menant de Provedroux à Petite Langlire.
- L'avion continue sa route au dessus du bois du Hestreu en étêtant les pointes des grands épicéas avant de s'écraser dans un petit bois, le long d'un chemin non loin de l'actuel terrain utilisé pour les courses de motocross.
D'après les témoins, la trajectoire de l'avion était clairement visible dans les sapins.
- Aussitôt, des membres de la résistance locale entreprennent de récupérer du matériel de cet avion ainsi que le carburant car l'avion n'a pas explosé au sol.
Du carburant est encore présent dans un réservoir.
- 72 ans plus tard, grâce à des renseignements fournis par des habitants de la localité, je me suis rendu avec quelques amis sur les lieux du crash.
- Il ne reste bien sûr plus grand chose des quelque 30 tonnes de l'avion.  Néanmoins, quelques centaines de petits morceaux ont été retrouvés sur place.
- Sans importance vous diront beaucoup.
- Et pourtant, la recherche de la vérité historique vous permet souvent de faire des rencontres formidables, d'obtenir des témoignages qui s'avèrent fort intéressants.
- Et puis, un peu de chance vous fait découvrir un morceau de tôle tordu sur lequel apparait un numéro : 31050. Il s'agit de simples chiffres au pochoir noir, mais ils confirment le N° de l’avion.
- Grâce aux membres de Ardennes Avions 45 et leurs contacts, il a rapidement été possible d'entamer des recherches quant à l’identification et au destin de ce quadrimoteur et de ses occupants.
- Preuve en est que, septante deux ans après les faits, collectionneurs et historiens peuvent unir leurs forces pour résoudre des énigmes. 

Quatre hommes réussirent à échapper aux allemands, six autres seront faits prisonniers dès leur arrivée au sol ou plus tard en cours d’évasion.

Equipage du 42-31050

Pilote

1Lt
Jack O. RHYNER
EVD
Co-pilote
2Lt
Leon E. LEVENS

EVD

Bombardier
2Lt
Harry G. WALZ
PG
Navigateur
2Lt
James C. DENNIS
PG
Tourelle Supérieure
S/Sgt
Joseph A. VENTIMIGLIA
PG
Radio
S/Sgt
Fred D. BROWN
EVD
Tourelle ventrale
Sgt
Malcolm F. ECKELBERRY
EVD
Mitrailleur latéral
Sgt
Larry D. GILES
PG
Mitrailleur latéral
Sgt
John E. AULT
PG
Mitrailleur arrière
Sgt
Franck G. MABANTE
PG

lLt Jack O. RHYNER (photo: Findagrave.com)
Jach Rhyner continua sa carrière dans l’Air Force. Il combattit aussi en Corée et au Vietnam. Il prit sa retraite en 1964 avec le grade de Colonel. Il passa ensuite dans le civil comme instructeur dans des écoles de pilotages. Il est décédé en 2010.

Extraits du rapport d’évasion du Lt Rhyner :
« Nous fîmes un décollage tardif et nous fûmes forcés de « chasser » après notre formation sur une bonne distance. Nous rejoignîmes la formation et nous reprîmes notre position. Après un petit moment, un des moteurs s’éteignit. Cependant, comme nous étions près de l’objectif, je décidai de rester avec la formation.  En approchant de la zone de flak, notre bombardier glissa hors de la formation et se retrouva un peu à l’arrière. Quatre Fw190 firent une passe sur nous, mais leur objectif était la formation et je pense que leurs tirs ne nous causèrent aucun dommage. Après avoir quitté l’objectif, un autre moteur se coupa et nous perdîmes de l’altitude. Ensuite un troisième moteur se mit à fumer et le quatrième se mit à « cogner » à cause de l’excès de puissance que nous devions utiliser. Le navigateur donna notre position quelque part au-dessus de la Belgique et je donnai l’ordre d’évacuation.
Je fus le dernier hors de l’avion et j’atterris dans un petit village appelé Wibrin. Je commençai à m’éloigner et un homme me suivit et me conduisit dans un petit bois. Il m’apporta de la nourriture et me conduisit dans un autre village appelé Nadrin où un homme et sa femme me cachèrent durant deux jours. De là, je fus pris en charge par un prêtre à Dochamps, puis dans un abri dans les bois. De là, je fus dirigé sur Jupille. »

Extraits du rapport d’évasion du S/Sgt Brown :
« Je sautai en parachute le 29 janvier 1944 et j’atterris à un mile à l’intérieur de l’Allemagne, à l’est de Gouvy en Belgique. Je marchai vers l’ouest durant 4 heures avant de rencontrer quelqu’un. Un homme me donna la direction de Gouvy (8 miles au nord-est de Houffalize). Tandis que je marchais le long de la route, un homme à vélo me demanda si j’étais Harold H. PINDER et il me montra une carte de parachute portant ce nom. Quand j’expliquai que j’étais un autre aviateur, il me donna un manteau civil, une chemise et un pantalon beige. Je me cachai dans les bois durant la nuit et le lendemain matin je fus emmené dans une grande maison juste en face du bureau allemand des douanes de Gouvy.
J’ai pensé que cela pouvait être la maison du maïeur. »

Remarque : Le B-24 42-7547 du Lt Harold H. PINDER s’est écrasé le même jour entre Wibrin et Dinez.

Les rapports d’évasion du Lt LEVENS et du Sgt ECKELBERRY ne contiennent pas d’informations détaillées.



Lieu du crash du B-17 42-31050 (Info: Jean-François Noirhomme de Joubiéval)


dimanche 6 janvier 2019

Crash d'un B24 à La Fosse (Manhay) le 25 déc.1944


B-24J  -  N° 42-50612  “King Size “  389e BG - 565e BS

MACR 11106


MACR 11106

Le 25 décembre 1944, les B-24 du 389e BG ont été attaqués par des chasseurs allemands à 8km au sud-est de Ouren (St Vith) entre 12h05 et 12h10. Le squadron supérieur droit se trouva séparé de la formation.

Les Me109 et FW190 (chasseurs allemands) profitèrent de cette occasion et attaquèrent le squadron isolé, arrivant par l’arrière et par groupes de 4 se succédant rapidement. Après la première attaque, plusieurs allemands firent une passe supplémentaire sur le restant du squadron pendant que d’autres poursuivaient et abattaient les 3 avions qu’ils avaient touchés lors de la première passe.
Les pertes auraient pu être beaucoup plus lourdes sans la protection des P-51 qui arrivèrent sur place dès qu’ils furent appelés.

Un des trois B-24 abattus était le 42-50612 du Lt Price, il s’est écrasé à La Fosse (Manhay)

Le site internet http://www.b24-kingsize.com/ explique en détails l’histoire de cet avion ainsi que les importantes recherches effectuées par l’équipe de Monsieur Bob Konings de Grandménil.


L’inauguration du monument à la mémoire des victimes du 42-50612 eut lieu le 28 décembre 2018.

Photo : Paul Remy
Les 2 autres B-24 du 565e BS abattus lors de cette attaque sont :

- Le 42-95028 du Lt Hutchens, tombé à Bovigny.  Les informations sont parues par ailleurs sur ce blog.

- Le 42-100372 du Lt ChippeauxInformations du site: http://www.b24-kingsize.com/

« Un autre B-24 du 389e BG était le 42-100372 « Old Glory » aussi du 565e BS.
Le pilote de cet avion était le 1Lt Oral Chippeaux qui put sauter de l’avion avec 3 autres hommes d’équipage, ils furent faits prisonniers.
Le Lt Chippeaux controla l’avion durant un moment mais il partit en piqué avec le moteur N° 2 en feu, il se stabilisa à environ 10.000 pieds avant de repartir hors contrôle. Il explosa ensuite tout comme le « King Size ».

Les débris du « Old Glory » tombèrent près de Regné, à 5 miles au sud-ouest de Vielsalm. »


Crash d'un P47 à Benonchamps le 30 déc. 1944



Le P-47du Lt Daw après son atterrissage d’urgence
 (Photo: Findagrave.com)
P-47D-11 - N°  42-75392  “Spunky“  -  362e FG - 377e FS

MACR : 11547

Le 30 décembre 1944, le Lt Daw décolla avec son Squadron de la base française d’Etain pour aller mitrailler des objectifs ennemis dans la région de Bastogne. Il ne reviendra pas de cette mission.
2Lt Robert DAW
Témoignage du 1Lt Robert J. Racine
Source: MACR  11547

Je volais en position de Blue 3 avec le Lt Daw comme ailier lors d’une mission dans la zone de Bastogne. Nous mitraillions des véhicules armés à l’orée d’un bois. Lors de notre dernière passe, je regardai derrière moi et je vis le Lt Daw passer très bas à l’orée de la forêt. Après quelques instants, je regardai en arrière et je vis le Lt Daw continuer sa passe tout droit à 100 pieds du sol.
Au même moment, le Lt Daw, paraissant très excité, fit un appel radio disant qu’il venait de heurter quelques arbres et qu’il allait s’écraser. Le « Red leader », ne comprenant pas l’appel, lui dit de sauter en parachute s’il avait des problèmes. Le Lt Daw appela de nouveau en signalant que son moteur était en panne et qu’il allait s’écraser. Entre le moment de son premier heurt avec les arbres et le moment de son dernier appel radio, il avait largement le temps d’atteindre le sol et de s’y poser sur le ventre avec la possibilité qu’il soit de notre côté de la ligne de front.
Je ne sais pas s’il y arriva ou pas. Cet évènement eut lieu vers 16h00 à environ un mile et demi au sud-est de Bastogne.

Deux sources donnent des détails supplémentaires :

Extrait des informations parues sur: obscureco.wordpress.com
« Daw se posa sur le ventre en toute sécurité près de Benonchamp, Luxembourg, à un mile des lignes américaines. Ce n’est qu’un mois plus tard qu’il fut déclaré tué au combat. Daw a probablement été capturé et exécuté par des SS de la région. »

Extrait des informations parues sur: Findagrave.com
« Deux semaines après le crash, sa mère reçut un télégramme lui disant que Robert était porté manquant. La semaine suivante, elle reçut une lettre précisant que le Lt Daw mitraillait des chars quand son avion a été touché. Il fit un atterrissage sur le ventre en toute sécurité dans un champ couvert de neige. Le lieu du crash n’était distant que d’un mile des américains et ceux-ci arrivèrent sur les lieux endéans l’heure. Il n’y avait pas de sang dans le cockpit, il était probablement prisonnier.
La confirmation de sa mort arriva par télégramme deux mois plus tard. Il avait été tué au combat le 30 décembre 1944 et il était enterré au Cimetière Américain de Luxembourg. »


Le corps de Lt Daw a été rapatrié aux Etats-Unis en septembre 1948. Il repose maintenant au « Joaquin Cemetery » à Joaquin, Texas.

Lieu du crash du Lt Daw, à l’est de Bastogne

samedi 19 mai 2018

Crash d'un P47 à Setz le 25 déc. 1944

Le Lt Hilding R. JOHNSON
PHOTO: www.americanairmuseum.com
P-47D-28RA     N° 42-29324   366e FG - 391e FS
MACR 11429
Source: MACR 11429
Le 25 décembre 1944,  le 2Lt Hilding R. JOHNSON  décollait de la base de Asch/Zutendaal   pour une mission de support au sol dans la région de St Vith. Lors de cette mission, il fut tué aux commandes de son avion abattu par la flak.

Voici le témoignage du 1Lt Harry H. Bristol:
Je dirigeais le Blue Flight le matin du 25 décembre 1944. Le Lt Johnson volait en position Blue 4. Nous effectuâmes un bombardement en piqué sur quelques véhicules motorisés ennemis puis une passe en mitraillant. Une bombe était toujours accrochée à l’avion de mon ailier et je lui dis de passer en dernier. Cependant, il fut lent à rejoindre la formation et j’avais déjà commencé mon mitraillage. Alors que je m’éloignais de l’objectif, je regardai derrière moi et je vis l’avion de mon numéro 4 s’écraser à environ 50 yards de l’objectif et prendre feu. Je ne vis pas de parachute. Je pense que le Lt Johnson a été abattu par la flak et qu’il s’est écrasé avec son avion.

Extraits de la communication faite le 09 janvier 2012 par la
DEFENSE POW/MIA ACCOUNTING AGENCY:
(Agence de la Défense Américaine en charge de l’identification des prisonniers de guerre et des disparus)

IDENTIFICATION d’UN AVIATEUR DISPARU LORS
DE LA 2e GUERRE MONDIALE

Le corps du Le 2Lt Hilding R Johnson a été identifié. Il sera rendu cette semaine à sa famille avec tous les honneurs militaires.

Le 25 décembre 1944, le Lt Johnson participait à une mission de bombardement près de St Vith, en Belgique, avec son P-47 Thunderbolt. Il s’écrasa après avoir été touché par l’artillerie anti aérienne. Un pilote témoin de drame signala qu’il n’avait pas observé de parachute. Les recherches effectuées après la guerre n’avaient pas permis de retrouver le lieu du crash.
Au mois d’août 2006, un groupe de citoyens allemands localisa le lieu du crash à la lisière d’une forêt près de Setz, en Belgique. Le groupe prévint la nièce du Lt Johnson et, ensemble, ils firent des fouilles sur le site et trouvèrent des restes humains en 2008.


En 2011, le JPAC (Joint Personal Accounting Command, section de l'armée chargée de retrouver les victimes de la guerre) fit des recherches complémentaires et d’autres restes humains furent découverts ainsi que du matériel militaire. Les analyses ADN prouvèrent qu’il s’agissait bien du corps du Lt Johnson.

Le village de SETZ est situé à l’est de St Vith

mercredi 10 janvier 2018

Crash d'un P47 à Setz le 29 janvier 1945

P-47D     N° 42-28867   354e FG - 353e FS
MACR 11954

Source: MACR 11954
Le 29 janvier 1945, le Capt Clifford H. DAVIS décollait de la base de Rosières, en France,   pour une mission de support au sol dans la région de St Vith. Il ne revint pas de cette mission.

Voici le témoignage du 2Lt John B. Chapman :
29 janvier 1945, 15h45,  5016 - 0614 E

Je volais en position Blue 3, le Capt Davis était Blue Leader. Notre Squadron effectuait une mission de support au sol dans la région de St Vith. Nous avions effectué des bombardements en piqué et une série de mitraillages contre une colonne ennemie motorisée et blindée près du village de Setz. Lors de ces actions, nous avons rencontré des tirs de flak de 20mm et 40mm. Aux environs de 16h40, nous entamâmes notre dernière action sur une route au sud de la localité. Tandis que le Capt Davis reprenait de l’altitude en quittant l’objectif, trois explosions de flak furent remarquées juste derrière son avion.  Son avion grimpa verticalement jusqu’à 1200 pieds approximativement. La verrière fut larguée à ce moment. Tandis que l’avion se tournait sur de dos en entament une descente,  un casque et un objet non identifié tombèrent du cockpit. L’avion s’écrasa au sol, explosa, et brûla à un demi mile au sud de Setz. Je ne vis pas le Capt Davis quitter l’avion.

Le Capt DAVIS perdit la vie dans cette action, il repose au Cimetière National d’Arlington aux Etats-Unis

Dans son témoignage, le Lt Chapman situe le crash à un demi mile au sud de Setz, mais les coordonnées qu’il indique désignent une position située à 1,2 mile au sud-est de la localité.
Comme dans beaucoup de cas, le point de chute exact n’est pas connu.

vendredi 8 décembre 2017

Crash de 2 P38 à Rochefort le 24 déc. 1944

P-38L-1     N° 44-24625   474e FG - 429e FS
P-38L-1     N° 44-24443   474e FG - 429e FS
MACR 11409  et  MACR 11410

Source: MACR 11409 et MACR 11410
Le 24 décembre 1944, les Lt Lenton F. KIRKLAND et James S. HIGLEY  décollaient de la base de Florennes pour une mission de mitraillages et d’attaques au sol. Malheureusement ces deux pilotes ne revinrent pas de cette mission. Les MACR signalent que leurs avions furent touchés par la flak au même moment.

Témoignage du 2Lt James E. Johnston concernant le 1Lt Kirkland :
« Je dirigeais le Yellow Flight du Retail Squadron.  Nous volions au ras du sol en essayant d’identifier des véhicules. Yellow Deux signala  qu’on lui avait tiré dessus et j’entendis le Lt Kirkland dire qu’il avait été touché. Je vis le Lt Kirkland monter jusqu’à 1000 pieds, son avion se retourna et le Lt Kirkland sauta. Son parachute s’ouvrit à environ 700 pieds.
Je vis le Lt Kirkland atterrir dans un champ. Son avion s’écrasa et explosa.
Je contactai Sweepstakes (le contrôle au sol) qui signala que la position se trouvait à 24 miles au sud-ouest de Liège ».

Dans son témoignage, le Lt Johnston signale que le contrôleur situe le crash à 24 miles au sud-ouest de Liège. D’autre part le MACR situe le lieu de crash environ 4 miles à l’ouest de Rochefort, ce qui correspond aux coordonnées P-1476 (50°09’ 17’’N - 05°07’56’’ E) figurant sur ce MACR.

Le lieu indiqué par les coordonnées est situé à 36 miles au sud-ouest de Liège au lieu des 24 miles indiqués par le contrôleur. Le Lt Johnston ayant vu le crash, nous pouvons supposer que le P-38 du Lt Kirkland s’est effectivement écrasé dans les environs des coordonnées du MACR c.à.d dans la région nord-est de Villers-sur-Lesse.

Témoignage du 2Lt John L. Mathis concernant le 2Lt Higley :
« Je volais en position 3 du Yellow Flight. Le Lt Higley volait en position 4, à ce moment son avion fut touché, nous étions juste au ras du sol, à 50 ou 100 pieds. Je vis de la fumée venant du dessous du poste de pilotage et l’avion grimpa à 1000 pieds. Le Lt Higley s’éjecta tandis que l’avion montait toujours. Je vis son parachute s’ouvrir et son avion s’écraser en feu ». 

Le MACR situe le lieu du crash du Lt Higley aux coordonnées P-1477 (50°09’ 50’’N - 05°07’54’’ E)

Le 1Lt Kirkland perdit la vie dans cette action, il repose au Cimetière Américain de
Henri-Chapelle

Le 2Lt Higley survécut et fut fait prisonnier.

Suivant les coordonnées figurant dans les MACR, les deux P-38 se sont écrasés à l’ouest de Rochefort

jeudi 2 novembre 2017

Crash d'un P47 à Valender le 17 déc. 1944

P-47D-27RE    N° 42-27323   405e FG - 510e FS
MACR 10989


Source: MACR 10989
Le 17 décembre 1944,  le 1Lt Edward T. MOSSMAN décollait de la base de St Dizier, en France,  pour une mission de support au sol dans la région de St Vith. Il ne reviendra malheureusement jamais de cette mission.

Voici le témoignage du 2Lt Robert A. Griffiths:
Lors de la mission du 17 décembre 1944, je volais en position Red 4 et le Lt Mossman en position Red 3. Nous tournions autour de la ville de St Vith en attendant les instructions du contrôle au sol qui devait nous donner le cap vers l’objectif. Il nous donna finalement le cap 135°. Lorsque nous fûmes au dessus de la ligne de front, nous reçûmes six tirs de flak dont l’un toucha l’aile de l’avion du Lt Mossman, juste sur l’attache de la bombe qui se décrocha. Cela fit en sorte que le Lt Mossman tourna sur le dos, mais il s’en sortit bien et descendit au ras du sol et vira de 90° directement vers l’Allemagne. Je le suivis durant environ 20 miles en territoire ennemi, mais je ne pus le rejoindre malgré l’utilisation de l’injection. J’essayai plusieurs fois de le contacter par radio pour lui dire qu’il se dirigeait vers l’est, mais sa radio était apparemment en panne et je ne reçus pas de réponse. Finalement, j’entrai dans une zone de tirs intenses de la flak, et je fis demi-tour. Je retournai seul à la base. Lorsque je quittai le Lt Mossman, il se dirigeait toujours vers l’Allemagne.

C’est cependant en Belgique, près de Valender au lieu dit Eichenhardt, que le P-47 du
Lt Mossman vint s’écraser. Cette information, parue sur divers sites internet, est confirmée par Monsieur Paul Kaijser, de Herresbach, qui fit de nombreuses recherches concernant les avions tombés dans la région.

Suivant le site officiel de l’American Battle Monuments Commission, le corps du Lt Mossman n’a jamais pu être récupéré, son nom figure au tableau des disparus au cimetière américain de Saint-Avold, en Lorraine.

Valender se situe au nord-est de St Vith.